L'histoire de la MACSF
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lus de 1.200 collaborateurs répartis entre le siège et les 80 agences, satisfont avec professionnalisme aux attentes de plus de 650.000 sociétaires.
MACSF Groupe est à ce jour le 1er assureur français des professions de santé et à la 18ème place du classement des groupes d'assurance sur le marché français*.
* Source : La Tribune de l’assurance, novembre 2008
Le cinquantième anniversaire de la MACSF célèbre l’entrée au classement des 50 premières sociétés d’assurance de France et au tout 1er rang des mutuelles. Les 500 premiers sociétaires sont devenus plus de 200 000, ce qui fait de la MACSF le plus important groupe d’assurance de professionnels de la santé toutes disciplines confondues. La gestion des 400 000 contrats nécessite plus de 400 personnes. Les cotisations de 1984 dépassent les 620 millions de francs. Entre 5 et 7 000 lettres arrivent chaque jour et 2 000 chèques sont comptabilisés quotidiennement.
Le temps n’est plus où l’expansion de la MACSF se fait uniquement grâce au « bouche à oreille ». Dans les années cinquante, ce processus est suffisamment efficace pour s’abstenir de toute autre forme de publicité : elle aurait risqué d’entraîner une progression trop forte pour être bien maîtrisée.
Mais à la fin des années 70, le nombre de praticiens a considérablement augmenté et la MACSF doit se préoccuper de la publicité.
S’adressant à une catégorie socioprofessionnelle déterminée, la publicité écrite passe par la presse professionnelle des diverses professions de Santé. Elle passe également par le mailing qui permet d’informer à domicile par courrier personnel.
La MACSF a aussi une visibilité grâce au sponsoring. En 1979, des voiliers portent ainsi les couleurs de la MACSF.
Une nuit de septembre 1897…
Il était 23 h 30. Il pleuvait sur Charonne. Le Docteur Laporte se hâtait, non pas à cause de la pluie glaciale, mais parce qu’on l’avait appelé pour un accouchement difficile. Depuis un an et demi, il était médecin à l’assistance publique. A 32 ans, c’était (comme pour beaucoup de ses confrères) un moyen de subsister : son cabinet de l’avenue de Wagram ne marchait pas fort. Depuis quelque temps, il était “accoucheur de nuit” à l’A.P. Ce soir là, il allait à son troisième accouchement. Il était un peu nerveux. Et pourtant, il ne savait pas le drame vers lequel le destin le poussait…
En entrant dans une pièce exiguë, Laporte, essoufflé, écouta la sage-femme qui avait commencé le travail de la parturiente, Madame Fresquet : le travail avait commencé depuis deux jours ; dilatation incomplète du col, procidence du cordon ombilical après rupture de la poche des eaux, présentation au sommet... L’enfant était mort.
Devant cette dystocie sérieuse, Laporte décida d’appliquer le forceps de Levret, mais en vain. Une craniotomie s’imposait. Ni l’A.P., ni ses maigres moyens ne lui permettaient d’avoir un “céphalotribe”.
Il demanda donc au mari de lui procurer un instrument pointu. C’est une aiguille de matelassier de 21 cm qu’il utilisa après avoir endormi la femme avec du chloroforme et essayé avec insuccès plusieurs instruments.
Que s’est-il passé alors ? Laporte lui-même ne put le dire : la lumière était insuffisante. Laporte a-t-il guidé l’instrument avec sa main gauche ? A-t-il commis une faute grave ? Toujours est-il qu’il y eut perforation de l’utérus et de la vessie. Deux jours plus tard, la femme décédait d’une péritonite.
Dès lors, tout va très vite. Laporte est arrêté par un commissaire de police sur plainte du mari, incarcéré à la prison de MAZAS, puis traduit le 19 octobre 1897 devant le Tribunal Correctionnel de la Seine, à cause d’un rapport d’expertise judiciaire discutable et, malgré l’argumentation favorable d’un célèbre obstétricien de l’époque, Laporte fut condamné à la prison. La presse s’empara de l’événement avec violence. Pour des motifs souvent politiques, les journalistes parlèrent de “bohème médicale” et de “charlatanisme”.
Dès le début de cette affaire, le CONCOURS MÉDICAL prit la défense du Docteur Laporte. De même qu’il avait fondé les œuvres de prévoyance pour l’indemnité maladie, pour les pensions ainsi que l’Association Générale, le CONCOURS MÉDICAL fonda l’oeuvre du SOU MÉDICAL ligue de protection et de défense professionnelle. Il s’agissait pour chaque médecin, de donner UN SOU PAR JOUR pour assurer la défense de leurs confrères, afin que ceux-ci ne soient plus isolés devant la justice. Le Sou Médical était né.
La Mutuelle compte à présent 8000 sociétaires. Elle s’ouvre à toutes les professions de santé. Elle devient alors : La Mutuelle du Corps Sanitaire Français (MACSF).
La Mutuelle des Médecins démarre bien mais la guerre porte malheureusement un coup très dur à la société. La dissolution par Vichy des Syndicats oblige la Mutuelle des Médecins Français à prendre son indépendance. Pire, elle doit transférer son siège à Brive-La-Gaillarde et la répartition du pays en deux zones étanches rend la gestion encore plus difficile.
Un groupe de médecins, membres de la CSMF (Confédération des Syndicats Médicaux Français), crée une société mutuelle d’assurance.
Georges Vauzanges est un des membres fondateurs.
La Mutuelle Confédérale des Syndicats Médicaux Français, future MACSF est née.
Ses deux objectifs :
- trouver des solutions économiques aux risques assurables des médecins
- leur procurer une retraite.


