La MACSF et les marchés financiers
En cette période de tensions sur les marchés financiers, quelle est la situation de la MACSF ?
Le marché de l'assurance vie est une activité très réglementée et très surveillée. Les principes des placements des compagnies d'assurance vie sont la prudence et la sécurité. La MACSF a toujours fait le choix d'une politique financière prudente. Ainsi, l'allocation du portefeuille de MACSF épargne retraite privilégie la sécurité.
L'exposition du fonds en euros du RES à la dette souveraine obligataire à l'ensemble des pays périphériques de la zone euro est limitée. Nous ne détenons que 3,06% de l'encours du RES en dettes souveraines du Portugal, de l'Irlande, de l’Italie, de la Grèce et de l'Espagne.
La bonne tenue de la collecte sur le RES euros et le RES Multisupport, qui reste stable par rapport à l'exercice 2011, alors que l'assurance vie en France s'inscrit en baisse sensible, témoigne de la confiance de nos sociétaires dans la qualité de notre gestion financière.
Nous restons confiants sur le taux offert par le contrat RES en 2011, qui reste parmi les meilleurs du marché.
27 commentaires
Si la grece quitte la zone euros, il ya risque de contagion vers d'autres pays, quelles conséquences ??
Bonjour,
Tout d’abord, il est important que vous sachiez que l’exposition du RES aux dettes souveraines en général (20% environ, principalement des obligations françaises et allemandes) et aux dettes souveraines des pays périphériques(3,06% en prix de revient sur l'ensemble des pays suivants : Grèce, Irlande, Italie, Espagne, Belgique, Portugal) en particulier est tout à fait gérable pour le groupe MACSF, compte tenu du niveau considérable de sa solvabilité, et relativement faible par rapport à celles d’autres fonds en euros concurrents. Une partie plus significative des actifs du RES est investie en obligations émises par des entreprises privées dont la situation financière est très solide.
Si la probabilité d'une sortie de la Grèce de la zone euro a augmenté ces derniers jours, nous considérons qu'elle ne serait souhaitable ni pour la Grèce, ni pour les autres Etats membres étant donnée ses conséquences politiques et économiques potentiellement dramatiques.
Toutefois, dans l'éventualité d'une sortie de la Grèce de la zone euro, les dangers d'une contagion aux autres pays de la zone euro nous semble faible d'une part dans la mesure notamment où des mécanismes de protection ont été mis en oeuvre et que les autorités politiques et monétaires ont montré ces derniers mois leur volonté de la prévenir. D'autre part, le Portugal, l'Espagne ou l'Italie souffrent certes des problèmes que connaît la Grèce (dette excessive, récession, manque de compétitivité), mais nulle part au même degré. De surcroît, aucun d’entre eux ne connaît la même instabilité politique et tous ont donné des gages nombreux de leur attachement au projet monétaire européen. Enfin, le chaos économique, social et politique que connaîtrait la Grèce immédiatement après une sortie constituerait, on peut l’imaginer, un exemple que personne ne voudra imiter.
Enfin, un hypothétique défaut de paiement désordonné de ces pays aurait des conséquences imprévisibles et inévitablement dévastatrices pour l’ensemble du système financier mondial, ce qui rend son occurrence encore plus improbable. En effet, l’économie grecque ne représente que 2% de l’économie de la zone euro, et la perspective d’un défaut de paiement a eu les conséquences qu’on connaît.
Va t il perdre sa valeur en pourcentage de la dévaluation qui va s en suivre ou va t il alors bénéficier d un taux de rémunération plus élevé comme dans les années 90?
Bonjour,
Il faut distinguer la garantie selon la nature des contrats d’assurance vie.Les contrats libellés en euros prévoient que les intérêts annuels générés sont capitalisés et acquis définitivement à l’assuré : c’est l’effet cliquet.
Concernant les contrats multisupports, ils sont constitués généralement à la fois d’un support en euros qui bénéficie des dispositions prévues ci-dessus et de supports en unités de compte. Dans le cas des supports en unités de compte, c’est l’assuré qui supporte intégralement le risque de placement.
L’Assureur garantit le nombre d’unités de compte mais pas leur contre valeur en euros qui peut varier à la hausse comme à la baisse selon l’évolution des marchés financiers.
Bonjour,
L’article de Mieux Vivre Votre Argent concernant l’actif du Fonds en euros de la MACSF précise effectivement que 40% de ses investissements sont constitués d’obligations dont la notation est inférieure à A.
Ceci correspond à un véritable choix de stratégie financière :
- Par rapport aux autres acteurs du marché, une partie relativement plus significative des actifs MACSF est investie en obligations émises par des entreprises privées (« les corporates ») et non sur des Etats, ceci dans une recherche de diversification ;
- La part des obligations convertibles (généralement notées inférieures à A) dans les portefeuilles MACSF est beaucoup plus importante que chez les autres assureurs.
Est-ce plus risqué ? Bien évidemment non !
- Beaucoup d’obligations émises par des entreprises privées ont une notation inférieure à A ou n’ont même pas de notation mais leur situation financière est objectivement très solide ;
- Les obligations convertibles permettent de bénéficier d’une protection à la baisse du marché tout en profitant de la hausse de l’action sous jacente. Exemples d’obligations dont la notation est inférieure à A : Vivendi, Eutelsat, Casino, Porsche, Deutsche Telekom, Veolia Environnement, Areva, Renault, Peugeot, Vinci, Pernod Ricard, etc… ;
- Le rating moyen du portefeuille de MACSF épargne retraite se situe dans la catégorie A.
Précisons que la part des investissements MACSF en obligations, dont la notation est inférieure à A, permet d’obtenir un meilleur rendement sans risque supplémentaire.
Rappelons enfin que MACSF affiche un niveau considérable de solvabilité (plus de deux fois le montant requis), gage de sécurité pour votre épargne.

