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Analyse financière de la semaine du 20/07/2011
- 28 Jul 2011
- Auteur : Département financier
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Retrouvez chaque semaine une analyse financière faite par nos spécialistes du département financier.
Sommaire
Marchés financiers
DEFILE DE BAISSE
Les marchés européens ont enregistré quatre séances de baisse sur cinq cette semaine. La crise de la dette souveraine des pays périphériques européens a pris une nouvelle dimension en raison des craintes de contagion à l'Italie, troisième économie et plus grand marché de dette publique de la zone euro. Les avertissements des agences de notation Moody's et Standard & Poor's sur une possible dégradation de la note AAA des Etats-Unis ont aussi contribué au pessimisme ambiant en raison de l'impasse au Congrès américain sur le relèvement du plafond de la dette américaine.
Vendredi, les espoirs d'un rebond suscités par des résultats d'entreprises meilleurs que prévu (Google et Citigoup en particulier), se sont envolés suite à la publication d'une baisse surprise de la confiance des ménages américains en juillet.
A Paris, l'indice CAC 40 a clôturé la semaine en baisse de 4,78% à 3.726,59 points. Il affiche ainsi une perte de 2,06% depuis le début de l'année 2011.
Du coté des valeurs, les titres bancaires ont une nouvelle fois affiché les pertes hebdomadaires les plus lourdes : Axa, Crédit Agricole, Société Générale et BNP Paribas ont perdu chacun environ 10% sur les cinq séances de la semaine. Natixis (-5,66%) a été un peu plus épargnée car moins exposée que ses concurrentes à la dette souveraine européenne.
Enfin, Alcatel-Lucent a connu sa plus mauvaise semaine, avec une chute de 12,05%. L'équipementier télécoms a été pénalisé par l'abaissement de la recommandation d'une banque et les inquiétudes à propos d'un ralentissement des investissements des opérateurs en Amérique du Nord.
Sur le front des devises, l'euro a baissé face au dollar, suite aux problèmes de dettes des pays périphériques européens, clôturant à 1,4157 dollar.
Sur le marché obligataire, le rendement de l'emprunt d'Etat français à 10 ans a clôturé la semaine en baisse à 3,37%.
Les faits marquants
HERMES : TOUJOURS EN SELLE
Hermès est en grande forme. Le sellier français, qui a récemment fait l'actualité contre son gré avec l'entrée hostile de LVMH à son capital, vient de publier d'excellents résultats au deuxième trimestre avec un chiffre d'affaires en hausse de 21% à taux de change constant. Le groupe de luxe français vient même de revoir à la hausse de 4% ses estimations de croissance pour l'ensemble de l'année, tablant désormais sur une progression de 12 à 14%, d'ores et déjà qualifiée d'exceptionnelle. Au second trimestre, les ventes ont représenté près de 700 millions d'euros. Hermès continue de surfer comme tous ses concurrents sur l'engouement du luxe dans le monde avec un marché asiatique (+30% hors Japon) très soutenu et un fort redressement aux Etats-Unis (+34% au premier semestre). Le groupe enregistre également de très bons résultats en Europe avec une croissance des ventes de 20%. Enfin, le chiffre d'affaires au Japon est resté stable malgré la catastrophe de Fukushima. La rentabilité est, elle aussi, très bien orientée puisque Hermès anticipe une amélioration plus importante que celle du chiffre d'affaires. Ces résultats ont largement dépassé les attentes des analystes au premier semestre. Toutes les divisions, « Soie et textiles », « Vêtements et accessoires », « Horlogerie et Bijouterie » en particulier, se sont bien comportées. Bien organisé, le groupe de luxe français continue son développement international en tablant sur dix nouvelles ouvertures de boutiques sur l'ensemble de l'année. Les investisseurs avaient déjà anticipé ces excellents résultats en portant l'action à ses plus hauts historiques. Le titre a augmenté de 40% depuis le début de l'année et valorise Hermès plus de 23 milliards d'euros. Ses résultats et la décision favorable de la justice sur un pacte d'actionnaire familial renforcé face aux ambitions de LVMH (actionnaire à 20% du capital) ont conforté la stratégie d'indépendance familiale de la prestigieuse société française. Hermès en a profité pour racheter pour cent millions d'euros d'actions sur les marchés financiers dans le but de distribuer des actions gratuites à ses salariés.
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