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Panorama de presse des cliniques n°1
- 28 Apr 2009
- Auteur : Publication trimestrielle du service Documentation & Veille juridique du groupe MACSF
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Retrouvez un panorama complet de la presse qui concerne les cliniques sur le 1er trimestre 2009.
Sommaire
Infection nosocomiale
Le ministère de la Santé lance un vaste programme national de prévention des infections nosocomiales sur la période 2009-2012. Ce plan concerne les hôpitaux, les cliniques mais également le secteur médico-social et la médecine de ville. Des indicateurs de mortalité seront publiés en 2010. Le bilan du précédent plan était positif. En effet, il n’y a plus d’établissements de santé de catégorie E en 2008, pour l’indicateur ICA-LIN. Ceci est le reflet des efforts déployés sur le terrain pour lutter contre ce fléau.
Il s’agit dorénavant de mettre en œuvre cette démarche dans les établissements de santé, afin de réduire l’incidence des infections du site opératoire, des SARM (Staphylococcus Aureus Résistant à la Méticilline), des bactériémies associées aux cathéters veineux centraux et des accidents exposant les soignants au sang. Il s’agit également de sensibiliser les professionnels de santé en dehors des hôpitaux car une infection se contracte aussi dans une maison de retraite ou un cabinet de ville. La FMC et l’EPP vont intégrer des programmes et des référentiels visant à renforcer la prévention.
Au-delà des infections nosocomiales, une dizaine d’indicateurs portant sur la qualité et la sécurité des soins en milieu hospitalier seront mis à la disposition du grand public en mars prochain. Des statistiques nationales sur la sécurité des malades en établissements de santé sortiront en juin.
« La lutte contre les infections nosocomiales : le gouvernement veut impliquer la médecine de ville »
Le Quotidien du médecin, n° 8494, vendredi 23 janvier 2009, p. 3
FMC/EPP
Après avoir pris connaissance du rapport de l’IGAS sur la formation médicale continue et l’évaluation des pratiques professionnelles, la Conférence nationale des médecins salariés déplore que la problématique des médecins salariés n’y soit pas traitée « par manque de temps, alors que le problème est à l’étude depuis 15 ans. L’impasse faite sur la médecine salariée non hospitalière est inacceptable », jugent les membres de la conférence. Ils souhaitent que les prochains textes relatifs à la FMC et à l’EPP englobent tous les médecins salariés.
« Les 35 000 médecins salariés ne veulent pas être laissés pour compte »
Le Quotidien du médecin, n° 8497, mercredi 28 janvier 2009, p. 2
Chirurgie ambulatoire
Le taux de chirurgie ambulatoire a fortement augmenté ces dernières années dans les hôpitaux et les cliniques. C’est une pratique qui permet au patient de rentrer chez lui le jour même de son intervention et qui constitue une alternative souvent avantageuse à l’hospitalisation plus « traditionnelle ». Sur 52 opérations fréquemment réalisées, le taux de chirurgie ambulatoire a atteint 54% au premier semestre 2008 contre 36% en 2000, selon la CNAM. Les cliniques affichent un taux supérieur (58%) à celui des hôpitaux publics (47%), mais ces derniers réduisent l’écart. Pour six des interventions chirurgicales les plus courantes (cataracte, arthroscopie du genou, chirurgie des varices, canal carpien, végétations, amygdales) le taux d’ambulatoire s’élève à 65%. Il est évident que cette pratique présente des avantages certains pour le patient (confort, risques moindres d’infections nosocomiales…) mais l’accueil d’un patient en ambulatoire jusqu’à la surveillance post-opératoire et l’autorisation de sortie le soir est un défi contraignant pour un établissement et les professionnels de santé.
« La chirurgie ambulatoire gagne du terrain »
1,5 million d’interventions par an
Le Quotidien du médecin, n°8495, lundi 26 janvier 2009, p. 3
Gouvernance hospitalière
Proclinik, un nouveau groupe hospitalier privé tente de voir le jour, même si pour l’instant, il ne possède aucun établissement. Son fondateur, le Dr Michel Saada, anesthésiste à la clinique Hartmann explique vouloir allier éthique professionnelle et rentabilité économique mais c’est un projet qui suscite de sérieuses réserves au sein du corps médical. C’est aux médecins d’apporter le capital, et une levée de fonds est organisée auprès de 20 000 médecins libéraux qui ont reçu une plaquette de présentation.
Proclinik, société par actions simplifiées, espère « boucler » sa première acquisition en mars, une clinique de l’Ouest parisien, qu’un grand groupe met en vente. Le Dr Saada explique que ce modèle, fondé sur un actionnariat 100% médical se projette sur plusieurs années car l’objectif est de valoriser les cliniques grâce à des investissements ciblés sur le matériel et la qualité de l’accueil. Pour devenir actionnaire et profiter des avantages fiscaux et d’éventuels dividendes, il faut être médecin ou soignant, être inscrit à un Ordre professionnel, exercer en clinique, investir 50 000 € minimum et rester actionnaire pendant au moins cinq ans.
« L’appel aux âmes généreuses »
Cinq médecins veulent fonder un groupe de cliniques
Le Quotidien du médecin, n° 8499, vendredi 30 janvier 2009, p. 3
Certification des sites de santé
Un an après la mise en place par la HAS de la certification HON des sites dédiés à la santé, le résultat est encourageant. Selon l’enquête de satisfaction menée par HON auprès des éditeurs des sites, la certification apporte principalement un gain de crédibilité, une gestion du site plus rigoureuse et une meilleure présentation de l’information santé. Selon le rapport novembre 2007-novembre 2008 de la HAS, la certification concerne : 25% de sites d’organisation professionnelles, 23% de sites de professionnels de santé, 13% de sites d’établissements de santé, 10% de sites d’associations de patients, 5% de sites d’éditeurs spécialisés dans l’information. Or, sur 165 sites évalués lors de la demande initiale de certification, 56% n’étaient pas conformes car ils ne respectaient pas les principes HON comme la confidentialité, la datation des articles, la transparence du financement ou encore l’honnêteté éditoriale vis-à-vis de la publicité.
« 552 sites santé certifiés »
Le Quotidien du médecin, n°8486, mardi 13 janvier 2009, p. 8
Tarifs facturés à l'assurance maladie
Les tarifs des actes facturés par les cliniques privées à l’assurance-maladie vont peu progresser en 2009. En effet, le gouvernement a annoncé à la FHP-MCO, syndicat défendant les intérêts de l’hospitalisation privée, que cette hausse sera seulement de 0,47% à partir du 1er mars. C’est la conséquence d’une nouvelle grille tarifaire qui permet, selon le ministère de la santé, de mieux prendre en compte la situation des patients. Selon cette grille, une même pathologie pourra correspondre, par exemple, à quatre tarifs différents en fonction de sa gravité. Or les cliniques dénoncent cette faible hausse, car la progression du volume d’activité est, quant à elle, prévue à 1,7%.
« Les tarifs des cliniques vont peu progresser cette année »
Vincent Collen, 17 février 2009 www.lesechos.fr
Accueil des internes par les cliniques
La loi Bachelot entend autoriser les cliniques à participer à la formation des internes à plusieurs conditions. Les députés ont déjà validé le passage qui permet aux cliniques de remplir des missions de service public et la FHP a d’ailleurs démarché les internes en faisant de la publicité dans la revue « AVM ». Lors de la rencontre entre la FHP et la conférence des doyens, cette dernière se serait prononcée en faveur de l’accueil des internes dans les cliniques privées. Toutefois, certains doyens sont contre cette disposition : le Pr Patrick Berche redoute notamment que les cliniques ne consacrent pas suffisamment de temps à l’enseignement et que celles-ci utilisent « des jeunes avec toute leur dynamique pour des tâches lucratives et pour un salaire faible ». C’est pourquoi, les doyens ont posé des conditions : une équipe devra s’engager pour que les internes ne soient pas isolés. De plus, ils souhaitent qu’un agrément soit donné au responsable d’une spécialité sur un projet précis et une durée déterminée. Dans l’attente de leur prochaine rencontre, en juin 2009, les doyens recensent les besoins et la FHP recense les cliniques intéressées par ce dispositif.
Cependant, plusieurs centaines d’internes sont déjà en formation dans les établissements privés à but non lucratif comme les centres de lutte contre le cancer. Par ailleurs, une quinzaine d’internes sont en stage dans un établissement privé à but lucratif dans le cadre d’une convention entre une clinique, une unité médicale et l’université. Ils sont répartis autour de trois pôles (Lyon, Lille, Angers), dans deux spécialités (anesthésie réanimation et chirurgie).
« Les cliniques sont déjà parties à la chasse aux internes »
22000 internes, seulement une quinzaine dans le privé
Le Quotidien du médecin, n°8513, jeudi 19 février 2009, p. 2
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