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Panorama de presse n°4
- 05 Jan 2010
- Auteur : Publication trimestrielle du service Documentation & Veille juridique du groupe MACSF
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Retrouvez un panorama complet de la presse des 3ème et 4ème trimestres 2009 qui concerne les cliniques.
Sommaire
- 1. Professionnels de santé / actionnariat
- 2. Cliniques parisiennes
- 3. Clinique de l'Orangerie
- 4. Cliniques / résultats
- 5. Mutualisation des compétences
- 6. Nouveau magazine
- 7. Comptes des cliniques
- 8. La Clinique du souffle La Solane
- 9. Etablissements de santé / développement durable
- 10. L'hôpital public / développement durable
- 11. Etude de la DREES / cliniques
- 12. Palmarès 2010 des hôpitaux et des cliniques
- 13. Salariat médical
- 14. Clinique du Montgardé - dysfonctionnement
- 15. Hôpital / sécurité
1. Professionnels de santé / actionnariat
Dans le Pas-de-Calais, la Clinique chirurgicale des 7 vallées était au bord du gouffre. Pour continuer à offrir des soins de proximité aux 60 000 habitants du territoire d’Hesdin, 94 professionnels de santé sont devenus actionnaires de l’établissement qui retrouve désormais la voie de l’équilibre.
« 94 professionnels sauvent une clinique »
Médecins n° 8 - Novembre/décembre 2009
2. Cliniques parisiennes
La branche assurance vie du Crédit Agricole a pris 43% de participation dans le groupe Proclif, le 21 juillet. Ce groupe d’hospitalisation privée dispose de dix cliniques en région parisienne et a réalisé un chiffre d’affaires de 135 M€ en 2008.
Predica sera actionnaire aux côtés de la société de capital-investissement Duke Street, majoritaire avec 50% des parts, et des équipes de direction de Proclif qui en détiennent 7%. En 2004, Predica avait pris 31% du capital du groupe Korian, groupe européen spécialisé dans le médico-social (maisons de retraite, établissements de réadaptation) et détient des participations minoritaires dans des laboratoires et des sociétés de matériel médical ou de biotechnologie.
« Predica investit les cliniques parisiennes »
L’Argus de l’Assurance - 28 août 2009, p 16
3. Clinique de l'Orangerie
Implantée depuis 1957 à Strasbourg et appartenant depuis 2008 au groupe Vitalia, la clinique de l’Orangerie, seule grande clinique privée commerciale de la ville, vient de s’agrandir avec l’ouverture de trois « instituts » dédiés à la sénologie, à la chirurgie viscérale et à l’oncologie médicale. Ceux-ci, installés dans de nouveaux locaux, améliorent l’accueil des patients, mais aussi le caractère pluridisciplinaire de la prise en charge et des soins, tout en disposant d’équipements innovants. Ils réunissent trois équipes, avec trois médecins sénologues, trois spécialistes de chirurgie digestive et deux oncologues, entourés de psychologues, diététiciennes et infirmières.
« Trois instituts pour une clinique »
Le Quotidien du Médecin N°8619 - 22 septembre 2009
4. Cliniques / résultats
Selon les fédérations patronales, quelques 42% des établissements sont en déficit. L’alignement des tarifs entre public et privé attendra 2018. Les fédérations s’interrogent sur la raison d’être de l’appellation « à but lucratif ». Ces dernières ont publié les résultats de l’observatoire économique et financier des cliniques qui fait état d’une chute de l’excédent brut d’exploitation (EBE) en 2008 à 2,3%, en recul de 1,5 point par rapport à 2007. Ce niveau d’EBE permet de se consacrer uniquement aux investissements et devient donc trop faible pour permettre la rémunération des investisseurs.
« Les cliniques alertent sur la dégradation de leurs résultats »
Les Echos du 19.11.2009
5. Mutualisation des compétences
Depuis cet été à Toulouse, toute l’activité de chirurgie cardiaque pédiatrique de la ville a été rapatriée au sein de l’hôpital des enfants du CHU. Une décision prise dans le cadre du schéma interrégional d’organisation sanitaire (SIOS) qui vise à adapter l’offre de soins aux besoins de la population.
L’activité de chirurgie cardiaque pédiatrique était jusqu’à présent l’affaire de plusieurs équipes de spécialistes de haut niveau, disséminées entre le CHU et la clinique Pasteur. Mais le seuil des 150 interventions annuelles n’était pas atteint. Un chiffre qui a poussé les deux établissements à réunir leurs compétences au sein du CHU. Cette collaboration innovante permet la prise en charge des enfants du diagnostic anténatal jusqu’au suivi postopératoire. Le transfert des patients en dehors de la région est désormais une exception, comme en cas de chirurgie à cœur ouvert particulièrement complexe du nouveau-né. Dans le cadre du SIOS, la structure donne lieu à un groupement de coopération sanitaire entre un établissement public et un établissement privé.
La mutualisation devrait permettre au centre d’atteindre rapidement le seuil des 200 interventions annuelles.
Pour répondre totalement à la norme et permettre l’installation définitive des équipes de Pasteur, des aménagements importants seront mis en œuvre au sein de l’hôpital des enfants : une unité de soins intensifs pédiatriques ainsi qu’une salle de cathétérisme devront être construites d’ici 2010.
En matière de soins, d’enseignement et de recherche, les collaborations qui existaient déjà avec le centre parisien Marie-Lanne-Longue devraient se poursuivre et se développer à l’avenir.
« Mariage public-privé à Toulouse »
Béatrice Girard
Le Quotidien du Médecin N° 8624 - 29 septembre 2009
6. Nouveau magazine
La FHP (Fédération de l’Hospitalisation Privée) lance un magazine trimestriel baptisé « Missions Santé ». Objectif : « Eclairer les leaders d’opinion, professionnels, décideurs et acteurs comme les usagers du système de santé, sur la réalité de l’hospitalisation privée ». Son premier numéro, diffusé dans l’ensemble des cliniques et hôpitaux privés, a été mis à la disposition de 134 services d’urgences privés.
« Cliniques »
Le Quotidien du Médecin N°8626 - 1er octobre 2009
7. Comptes des cliniques
La FHF profite du débat parlementaire sur le PLFSS 2010 pour remettre la question à l’ordre du jour. Elle estime que les comptes des cliniques privées doivent être contrôlés par la Cour des comptes au même titre que les comptes des hôpitaux publics. Roselyne Bachelot s’est opposée à l’élargissement du champ de compétences de la Cour des comptes.
La mesure a peu de chance d’être adoptée dans le contexte actuel car les 22 chambres régionales des comptes actuelles peinent, déjà, à contrôler la totalité des hôpitaux publics.
« La FHF, apôtre de la certification »
Le Quotidien du médecin n° 8654 - mardi 10 novembre 2009, p 4
8. La Clinique du souffle La Solane
Dans les Pyrénées-Orientales, au flanc du plateau de Cerdagne, à Osséja, le groupe Fontalvie dispose d’un établissement dédié à la réhabilitation des malades respiratoires chroniques, où tout est réuni pour faciliter le changement des comportements.
La Clinique du souffle La Solane prend en charge des malades respiratoires chroniques stables qui viennent de toute la France. Maîtrise du souffle, entraînement, nutrition, éducation thérapeutique et accompagnement psychologique forment les grands axes de cette approche globale personnalisée. Après un bilan, un stage de réhabilitation permet au patient de repartir du bon pied. « De la dyspnée à la sédentarité en passant par l’inadaptation aux situations sociales, le malade est aspiré dans une véritable spirale infernale… », affirme le Dr Desplan, président de Fontalvie. Dans ces conditions, la rupture avec le cadre de vie quotidien s’impose. Le programme élaboré par l’équipe transdisciplinaire associant médecins soignants, kinésithérapeutes, psychologues, diététiciens et physiologistes, éducateurs à la santé et enseignants en activités physiques adaptées, poursuit un seul objectif : optimiser les fonctions et la qualité de vie. A l’issue du bilan réalisé dès l’arrivée, chacun suit son programme pour progresser sans s’essouffler. Gymnastique respiratoire, vélo, tapis, natation ou kiné aquatique mais aussi marches en moyenne montagne rythment la journée.
www.cliniquedusouffle.com
« Réhabilitation respiratoire »
Bulletin de l’Ordre des Médecins n°7 septembre-octobre 2009
9. Etablissements de santé / développement durable
Le concept de développement durable repose, selon Olivier Toma, président du Comité pour le développement durable en santé (C2DS), non pas uniquement sur des préoccupations écologiques mais sur cinq piliers : le pilier économique, base d’un développement durable ; le pilier écologique, le secteur de la santé étant particulièrement concerné ; le pilier social, puisque la santé emploie plus d’un million de personnes ; le pilier sociétal, en raison des plus de 18 millions de Français accueillis chaque année, ce qui implique un « rôle en termes d’exemplarité et de pédagogie » ; enfin le pilier solidarité nationale et internationale, parce que la solidarité est l’essence même de la santé.
Pour inciter l’ensemble des acteurs du système de santé et du médico-social à entamer une démarche de développement durable, le C2DS a mis en place un indicateur spécifique, l’indicateur de développement durable en santé (IDD). Cet indicateur est un « outil d’autodiagnostic qui permet le calcul des performances environnementale, économique et sociale d’un établissement de santé ». Il permet aux établissements intéressés de faire le bilan de leur « empreinte écologique » selon des critères d’éco construction, d’énergie, de politique d’achat, de gestion des déchets, de nutrition, d’éducation en santé, de management environnemental. Sur la base de ce diagnostic, le C2DS peut proposer des mesures et plans d’action et organiser leur application avec un accompagnement personnalisé toute l’année.
Le C2DS milite pour la prise en compte des objectifs de développement durable dans la politique de santé et pour la mise en place de mesures incitatives comme par exemple le dégrèvement de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères pour les établissement investis dans le tri, le recyclage et la valorisation de leurs déchets.
Le CH d’Angoulême a déjà mis en place des filières de tri très développées. Concernant la maîtrise des dépenses énergétiques, la Clinique Delay à Bayonne a réalisé un système de toiture végétale qui permet de garder la fraîcheur l’été et la chaleur en hiver ce qui permet de faire des grosses économies en dépense énergétique.
« Le développement durable en santé est le fruit d’une volonté collective »
Interview de Olivier TOMA, Président du C2DS
Le Quotidien du Médecin, cahier spécial Santé et développement durable, 30 septembre 2009
10. L'hôpital public / développement durable
L’hôpital public de la Timone à Marseille arrive en tête du baromètre du développement durable en établissement de santé pour 2009. L’Assistance Publique - Hôpitaux de Marseille a, en effet, développé une politique répondant à une « logique sociale, environnementale et économique », notamment en matière d’économie d’énergie, de tri des déchets et de politique d’achat.
En matière d’économies d’énergie, une campagne interne axée sur l’importance d’éteindre la lumière, les cafetières ou la climatisation rappelle que l’AP-HM débourse chaque année plus de 15 millions d’euros en électricité, chauffage et climatisation. L’établissement est ainsi parvenu à réduire de 30% ses dépenses d’électricité entre 2007 et 2008.
S’agissant de la gestion des déchets, outre l’impact financier, le responsable de la division sécurité sanitaire, Jean N’Kaoua, met en avant l’idée qu’une bonne gestion permet de « réduire le risque d’infections nosocomiales ». Grâce à une politique d’amélioration du tri, l’hôpital de la Timone a pu réduire la proportion de déchets à risque dont le coût de traitement représente environ le triple des déchets assimilables aux ordures ménagères. Les déchets radioactifs, les déchets issus des laboratoires et les films radiographiques qui nécessitent des procédés d’élimination spécifiques bénéficient quant à eux d’une prise en charge adaptée.
Enfin, une réflexion a été lancée autour de l’écoconception des soins pour réfléchir à la modification de certaines pratiques (ex. repenser les matériels à usage unique).
Cette politique permet à l’hôpital de la Timone d’anticiper les pressions publiques et les normes environnementales comme la V2010 de la Haute Autorité de Santé.
« Energie, transports, déchets, achats, pratiques des soins ; La Timone, à Marseille, hôpital durable »
Le Quotidien du Médecin, cahier spécial Santé et développement durable, 30 septembre 2009
11. Etude de la DREES / cliniques
La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques a publié, le 12 octobre, une étude sur la situation financière des cliniques privées à but lucratif.
Cette étude conclut que, malgré un certain ralentissement de la croissance et une forte hétérogénéité, la situation financière des cliniques est plutôt bonne puisque le chiffre d’affaires total a progressé de 4,4% en 2007 pour atteindre 11,7 milliards d’euros.
La rentabilité économique a diminué, comme en 2006, de 0,1 point et s’établit à 3,1% du chiffre d’affaires. Ce chiffre reflète mal les disparités puisque un 10ème des cliniques affiche un taux de rentabilité supérieur à 11,4% alors que 25% déclarent des pertes. Les petites cliniques s’en sortent le mieux avec un taux de rentabilité de 4,7% alors que les moyennes et grandes dégagent des bénéfices entre 2,8 et 3%.
De plus, les cliniques du secteur hors MCO (médecine-chirurgie-obstétrique) sont les plus rentables puisque leur rentabilité économique moyenne atteint 4,5% alors que les cliniques intervenant dans le secteur MCO affichent une rentabilité de 2,9%.
Enfin, la capacité d’autofinancement s’établit à 5,6% du chiffre d’affaires.
La situation économique des cliniques est donc globalement satisfaisante.
« Les cliniques sont restées rentables en 2007 malgré un ralentissement de leur croissance »
Dépêche APM, 12 octobre 2009
12. Palmarès 2010 des hôpitaux et des cliniques
Retrouvez l'article du nouvel Observateur sur le sujet.
13. Salariat médical
Le salariat médical dans l’hospitalisation privée n’est pas une nouveauté. En 2008, les cliniques regroupaient 4 540 équivalents temps plein de praticiens salariés, principalement des médecins du DIM (département d’information médicale) et des hygiénistes. La loi HPST a prévu une disposition pour que les honoraires des médecins ayant choisi l’exercice salarié puissent être facturés par l’établissement de santé privé.
Pour la première fois, les cliniques vont pouvoir encaisser les honoraires correspondant à des actes de soins. Nul besoin de décret pour appliquer la mesure, il suffit que l’assurance-maladie transmette la consigne aux caisses primaires.
Cette modification technique facilitera l’exercice salarié en clinique et le recrutement de certains praticiens.
« Un millier de médecins internistes concernés »
Le Quotidien du médecin n° 8652 - vendredi 6 novembre 2009
14. Clinique du Montgardé - dysfonctionnement
En août 2000, une patiente de 33 ans décédait à la clinique du Montgardé à Aubergenville six heures après avoir accouché d'un garçon. Le Tribunal correctionnel de Versailles a condamné la clinique à verser près de 500.000 euros de dommages et intérêts à sa famille. Le parquet avait requis une amende de 100.000 €. Jugée pour «homicide involontaire», la clinique a été relaxée d'un point de vue pénal. L'anesthésiste et le gynécologue obstétricien avaient déjà obtenu un non-lieu en 2006.
« Une clinique condamnée après un décès lié à un accouchement »
Le Figaro du 4.12.2009
15. Hôpital / sécurité
Soucieuses de ne pas arriver en queue de peloton, de nombreuses équipes médicales se sont mobilisées pour lutter efficacement contre les maladies nosocomiales. Le palmarès 2010 montre de véritables progrès.
Pour la première fois depuis quatre ans, les établissements bien notés (figurant en classes A et B) sont majoritaires. Preuve qu'en misant sur la transparence, le ministère de la Santé et l'Express ont gagné leur pari.
La SHAM, vient de rendre compte d'un phénomène exceptionnel : après des années de hausse ininterrompue, le nombre des réclamations reçues en 2008, en lien avec un préjudice corporel ou matériel, affiche un recul de 2,9%.
Lire l'article de l'Express « Le classement 2010 des hôpitaux les plus sûrs »
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