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- Réingénierie des diplômes infirmiers
- 12 May 2010
- Auteur : Germain DECROIX, Juriste, le Sou Médical - Groupe MACSF
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Qualification, diplôme, profession, métier, poste, fonction, mission, et autre statut sont autant de mots qui se rapportent à la situation de travail. La fréquence d’emploi des uns pour les autres va de pair avec la richesse sémantique de la langue française.
De même, les professionnels de santé et leur presse ont longtemps fait référence - par abus involontaire de langage, par simplification, par mimétisme - à leurs « décrets de compétences », en réalité intitulés « décrets relatifs aux actes et à l’exercice de la profession de … ».
Il y avait là - non sans risque - une confusion entre la sphère, le champ, le périmètre juridique de compétence d’une profession réglementée (décrit en actes autorisés par délégation du médecin) et le concept psychosociologique des compétences en tant « qu’ensemble de savoir-faire, de comportements et de connaissances, mobilisés dans une action et adaptés aux exigences d’une situation ».
La réingénierie des diplômes paramédicaux - au premier rang desquels celui d’infirmier - aura entre autres mérites de placer ces compétences au coeur du dispositif, en les rendant familières, de limiter ou supprimer ce mélange des genres qui contribuait à une perception pour le moins diaphane de la « responsabilité professionnelle ».
La logique « métier-activités-compétences » qui préside à cette réingénierie repose sur un triple objectif :
- l’insertion de professionnels « offreurs de ressources » et l’ouverture internationale sur le marché du travail ;
- la nécessité d’une formation tout au long de la vie et, par là même, une capacité d’adaptation aux évolutions et changements d’emplois et de métiers ;
- le développement de l’autonomie et de l’adaptabilité dans l’exercice, c'est-à-dire, in fine, à la mobilisation des savoirs en situation.
C’est cette capacité à mobiliser des savoirs en situation qui est qualifiée de compétence(s). Ces compétences ne se limitent pas à l’expérience, ne désignent pas l’activité, ne doivent pas être confondues avec la performance, le potentiel d’évolution ou encore le mérite. Seule la compétence juridique déterminée par le décret d’exercice demeure la référence en matière de responsabilité des actes dispensés.
Le Sou Médical - Groupe MACSF, premier assureur du risque des professionnels de santé, ne peut que se réjouir de cette clarification, mais aussi et surtout de la prise en compte, évoquée en son temps avec les responsables des formations paramédicales du ministère, d’une nécessité de renforcer tout au long de la formation l’initiation des étudiants à leurs droits, devoirs et à leurs responsabilités professionnelles.
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