Immobilier : taux en hausse ? Pas de panique...

Le 22.11.2016 par Les Echos

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Les crédits immobiliers ont commencé à augmenter. Mais, relèvent plusieurs courtiers, à des niveaux qui restent toujours très attractifs. Certains les voient même repartir à la baisse.

Un coup de chaud sans trop de conséquences. Si , cette hausse n'aura qu'un effet marginal sur le crédit et la tendance à long terme devrait continuer d'offrir des taux bas, expliquent plusieurs courtiers le 22 novembre. Selon eux, rarement les prix du crédit immobilier ont été à des niveaux aussi attractifs.

Pour les professionnels du secteur, les banques n'ont procédé qu'à un réajustement de leur grille de taux, après l'élection de Donald Trump. « Les banques ont réagi à la surchauffe sur les taux souverains en augmentant le coût du crédit, mais de façon très modérée », explique Frank Levy, directeur général d'acecrédit.fr. Plusieurs établissements ont augmenté le prix du crédit de 5 à 30 points de base ces derniers jours. « Les banques continuent évidemment à produire du crédit et à octroyer des prêts à des prix compétitifs, souligne Sandrine Allonier, responsable des relations banques de Vousfinancer.

Les marges sont encore importantes, selon les courtiers. La baisse des taux constatée en 2016 devrait mettre beaucoup de temps à s'annuler, anticipent-ils. En janvier, le taux pour le prêt de référence avoisinait les 2,5 %. Fin novembre, il se situe encore entre 1,2 et 1,5 %, à un niveau historiquement bas. « Les taux sont toujours bon marché, même en tenant compte des récentes hausses », relève Sandrine Allonier. « Nous ne sommes même pas revenus au niveau des taux pratiqués en septembre (entre 1,6 % et 1,8 %, NDLR) », abonde Maël Bernier, directrice de la communication et porte-parole de Meilleurtaux.com.

La majorité des courtiers comptent sur le dynamisme du secteur pour maintenir des taux bas. « Les banques préparent la campagne de 2017 et leur objectif est de recruter des clients, donc elles vont tout faire pour faciliter le crédit », rassure Maël Bernier. Les banques sont en phase de conquête, selon Frank Lévy. « La concurrence est telle, qu'aucune banque ne prendra le risque de trop remonter ses taux dans les mois à venir. »

Les taux pourraient même repartir à la baisse, selon les plus optimistes. Car si les OAT à 10 ans ont presque doublé en quelques jours, passant de 0,5 % à 0,8 % pour la France, l'Euribor, le taux d'intérêt interbancaire dans la zone euro, n'a pratiquement pas bougé. Dans ce contexte, des politiques proactives de la part des banques pourraient même relancer un nouveau momentum de baisse des taux. « Rien n'exclut de nouvelles baisses liées aux politiques commerciales des banques, anticipe Sandrine Allonier. Au début de l'année, personne ne pouvait anticiper que les taux descendraient aussi bas ». Les particuliers sont prévenus.

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