Infirmières : une affaire de famille

Le 19.11.2017
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Une affaire de famille

Le métier de soignant est souvent une affaire de famille.
Il est fréquent de trouver plusieurs professionnels de santé au sein d'une même famille: une mère médecin, un fils kiné ou une tante infirmière et des nièces qui choisissent le même métier.

Nous avons rencontré Gwenaëlle et Maryline, deux sœurs originaires de Brest, qui exercent le métier d'infirmière et avons pu leur poser quelques questions sur leurs parcours respectifs.

Est-ce que vous pouvez vous présenter ?

Maryline: Je m'appelle  Maryline, j’ai 38 ans et je suis infirmière à l’hôpital de Brest au sein du service d’hématologie stérile. Je travaille en 12h, de jour exclusivement et j’ai en charge 4 patients en moyenne.

Gwenaëlle: Je m’appelle Gwenaëlle, j’ai 41 ans et  j’exerce le métier d’infirmière à Lyon (Centre Hospitalier Lyon Sud) au sein d’un service d’hématologie stérile, comme ma sœur. Nos rythmes de travail sont très proches, je travaille aussi en 12h, mais en alternance jour / nuit.

Comment êtes-vous devenue infirmière ?  

Maryline : Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours souhaité être infirmière, je voulais aider les gens et travailler en équipe  Ce choix s’est confirmé lorsque j’ai été hospitalisée à l’âge de 9 ans après m’être cassé le bras. Ayant toujours voulu être infirmière, j’ai choisi dès le lycée un bac scientifique pour me préparer au concours et mettre toutes les chances de mon côté.

Après 3 ans d’études, je suis devenue infirmière à l’hôpital de Brest au service de cancérologie. J’y ai exercé pendant 5 ans avant de travailler au sein du service d’hématologie stérile, service dans lequel j’exerce aujourd’hui.

Gwenaëlle : J’ai dans un premier temps choisi la voie universitaire scientifique Je me suis spécialisée dans le domaine de l’environnement jusqu’à la réalisation d’une thèse de doctorat  dans le domaine de la  valorisation de déchets.  Après un bac +8, j’ai occupé un poste d’ingénieur de recherche en environnement pendant 5 ans  : le travail était intéressant mais il me manquait le côté humain, j’avais le désir profond de prendre soin de l’Autre. Un bilan de compétence m’a permis de confirmer mon choix d’entamer une reconversion professionnelle pour devenir infirmière,! J’ai donc passé le concours à 31 ans, plus de 10 ans après Maryline et suis comme elle devenue infirmière, mais à 34 ans.

Votre histoire est amusante d’autant plus que vous exercez toutes les 2 dans un service d’hématologie stérile, pourquoi ?

Maryline : C’est un service où les patients sont hospitalisés en moyenne 6 semaines : , où ils vivent des moments difficiles. Le travail est donc très intense : mes patients m’apportent autant que je leur apporte. En 6 semaines, on crée des liens avec le patient, la famille.

Gwenaëlle : En débutant mes études d’infirmière, je pensais m’orienter vers la psychiatrie mais lors de mes stages, j’ai découvert la cancérologie et notamment l’hématologie, spécialité particulièrement riche et complexe, que ce soit au niveau des soins techniques ou relationnels. J’ai ainsi choisi de travailler dans une unité d’hématologie stérile, comme ma sœur !

Une de ses principales richesses concerne les relations humaines, et comme le dit Maryline, les liens que l’on tisse avec les patients, les familles, les membres de l’équipe sont très forts.  C’est un mélange parfait entre la technique et l’accompagnement humain.

J’imagine qu’exerçant exactement le même métier avec la même spécialité, vous avez une relation privilégiée ?

Maryline : Ma sœur aînée a longtemps été mon idole. Les choses se sont équilibrées lorsqu’elle est devenue infirmière comme moi. Nous nous sommes beaucoup soutenues pendant nos études et aujourd’hui encore nous nous appelons pour prendre conseil tant au niveau de la technicité de notre travail que pour nous soutenir moralement lors de  cas cliniques difficiles.

Gwenaëlle : Devenir infirmière a été un virage à 360 ° dans ma vie professionnelle, j’ai dû  expliquer ce changement de cap lors du concours d’entrée à l’IFSI et j’ai pu compter sur les conseils de ma sœur. Je me considère donc chanceuse d’avoir pu me tourner vers elle.

Aujourd’hui encore, après des journées difficiles, on s’appelle pour échanger sur des cas complexes ou lourds psychologiquement. On se comprend et on évite ainsi d’amener le travail à la maison, nos préoccupations à la maison.

Partagez-vous la même vision de votre travail ?

Maryline : Etre infirmière c’est être utile et aider les gens. On les aide tout de suite, on les soulage/ c’est une passion, je ne pourrais pas passer ma journée assise derrière un bureau.

Gwenaëlle : Pour avoir travaillé dans un domaine scientifique très technique, je sais que ce n’est plus pour moi.. Donc oui, être infirmière c’est se sentir utile tous les jours, c’est aider les autres et ça a donné du sens à ma vie.

On partage la même vision et la même passion !

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