Euro : to be or not to be

Le 22.06.2016
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Semaine du 11 au 17 juin 2016. Les marchés financiers européens ont à nouveau souffert cette semaine alors que l’incertitude perdure quant au résultat du référendum sur le Brexit.

Marchés financiers

Avec la montée en puissance du camp en faveur du Brexit au cours des dernières semaines, les investisseurs ont intégré la possibilité d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne. L’arbitrage en faveur des valeurs "refuge" telles que l’or, le dollar, les obligations américaines et allemandes, etc… s’est donc accentué en début de semaine. La tendance s’est ensuite ralentie. Jeudi, le terrible assassinat de la députée pro-européenne Jo Cox a interrompu la campagne. Il pourrait peser sur le vote en poussant les anglais à choisir le "Bremain". Ce qui est certain, c’est que le résultat du référendum sera serré et que le vote des indécis sera capital. Les conséquences économiques d’une sortie du Royaume-Uni restent quant à elles difficiles à évaluer. Les britanniques votent jeudi 23, et les marchés surveilleront le résultat qui devrait être connu le lendemain.

L’approche du référendum anglais a éclipsé le reste de l’actualité économique, et notamment la réunion de la Fed. Comme prévu, aucun changement n’a été annoncé concernant la politique monétaire actuelle et Janet Yellen continue de prévoir deux mouvements de hausse des taux d’ici la fin de l’année. Il faut cependant noter que de plus en plus de membres du FOMC basculent en faveur d’une seule augmentation cette année et de deux l’année prochaine au lieu de quatre. Même si la présidente de la Fed s’est montrée optimiste sur la santé de l’économie américaine, elle a publié des anticipations de croissance en baisse. Le PIB devrait progresser de 2% en 2016, et garder le même rythme en 2017 et 2018. Les prévisions d’inflation sont un peu meilleures, avec 1,4% d’augmentation des prix attendue en 2016, puis 1,9% et 2% les deux années suivantes.

Dans l’attente du vote britannique, la Banque d’Angleterre et la Banque du Japon ont également opté pour le statu quo. 

Valeurs

Dans ce contexte, le CAC 40 clôture la semaine en baisse de 2,62% à 4 193,83 points. Depuis le début de l’année, l’indice parisien est en repli de -9,56%.

Les valeurs bancaires reprennent quelques couleurs avec l’espoir d’un vote favorable au "Bremain", notamment Société Générale qui arrache une hausse de 0,60%. Engie échappe de peu à la vague de repli qui a touché le CAC 40 cette semaine avec une progression de 0,04%. Toutes les autres valeurs de l’indice finissent en baisse. Safran souffre de la dégradation d’un analyste et perd 6,18%. Les titres défensifs ont été globalement pénalisés à l’image de Klepierre qui recule de 5,95% et Essilor qui cède 4,95%.

Marché des changes

La volatilité persiste sur le marché des changes où le billet vert termine la semaine en baisse face à la monnaie unique à 1,1277 dollar pour un euro. Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt français à 10 ans est en légère hausse à 0,43%.

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