L’île mystérieuse

Publié le 06.07.2016
Epargne & Retraite - Actualité financière
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Semaine du 25 juin au 1er juillet 2016. Surpris dans un premier temps par le résultat du vote britannique, les marchés financiers n’ont pas tardé à se reprendre, marquant un net rebond cette semaine.

Marchés financiers

Après un fort mouvement de dégagement des actifs plus risqués durant les deux séances suivant le référendum, les investisseurs ont trouvé de bonnes raisons de revenir sur les actions. Les banques centrales tout d’abord ont montré qu’elles se tenaient prêtes à agir pour contenir l’impact d’un Brexit. La Banque d’Angleterre en particulier a déjà pris des mesures dans ce sens. D’autre part, les discours des différentes parties prenantes montrent qu’il faudra beaucoup de temps avant d’en savoir plus sur l’évolution des relations entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne. A ce stade, le problème apparaît avant tout politique, personne en Angleterre ne semblant avoir d’idée précise sur la suite à donner à ce référendum. De nombreux scénarios semblent possibles, de la tenue d’un nouveau vote à la conclusion d’un accord proche de celui qui existe entre la Norvège et l’Union. En Europe, on attend l’activation par Londres de l’article 50 du Traité de Lisbonne relatif à la sortie d’un Etat membre de l’Union avant d’ouvrir les négociations. Quoi qu’il en soit, les britanniques ne devraient prendre aucune décision avant septembre, lorsque le nom du nouveau premier ministre sera connu.

En revanche, les agences de notation n’ont pas attendu pour rendre leur verdict. Standard & Poor’s a dégradé de deux crans la note anglaise de AAA à AA avec une perspective négative. Fitch l’a abaissé d’un cran, également à AA avec une perspective négative. Enfin, l’Union Européenne a vu sa notation réduite d’un cran par S&P à AA.

En Espagne, les élections législatives ont à nouveau désigné gagnantes les deux formations traditionnelles, le PP de droite (le parti sortant) en tête et le PSOE de gauche en deuxième place. Ce résultat a plutôt rassuré les investisseurs qui craignaient une forte poussée du parti d’extrême gauche Podemos. Néanmoins, la situation reste identique à celle précédant les élections, aucun des partis n’ayant obtenu de majorité suffisante pour former un gouvernement.  Les négociations vont donc reprendre pour trouver une alliance suffisamment forte pour gouverner.

Valeurs

Dans ce contexte, le CAC 40 clôture la semaine en hausse de 4,07% à 4 273,96 points. Depuis le début de l’année, l’indice parisien est en repli de -7,83%.

Globalement, les investisseurs ont préféré les valeurs défensives et télécoms, tandis que le rebond du pétrole a bénéficié aux pétrolières. Nokia gagne ainsi 10,59%, suivi de Vivendi qui engrange 8,82%. Sanofi progresse de 8,14%, Total grimpe de 7,72% et Vinci s’adjuge 7,27%. En bas du palmarès, les valeurs bancaires, mais aussi automobiles et industrielles ont été délaissées. Cap Gemini recule de 2,81%, suivi d’Axa et Saint Gobain qui perdent environ 1,7%. Société Générale et Peugeot cèdent 1,45%. 

Marché des changes

Sur le marché des changes, le billet vert termine la semaine quasiment inchangé à 1,1136 dollar pour un euro. Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt d’Etat français à 10 ans est en forte baisse à 0,16%, un nouveau plus bas historique. 

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