La Banque d'Angleterre dope le marché

Le 10.08.2016
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Semaine du 30 juillet au 5 août 2016. Après un début de semaine compliqué lié au résultat des stress tests bancaires, les marchés financiers se sont repris, soutenus par les décisions de la Banque d’Angleterre et les bons chiffres de l’emploi américain.

Marchés financiers

Malgré des résultats sans surprise, les stress tests réalisés par l’Autorité Bancaire Européenne ont pesé sur l’ensemble du secteur lors des deux premières séances hebdomadaires. Les cours ont finalement remonté en deuxième partie de semaine, favorisés par les bons résultats publiés par quelques établissements comme HSBC et ING. Cette volatilité semble toutefois montrer une certaine défiance vis-à-vis du secteur dont le modèle de rentabilité souffre particulièrement du contexte de taux bas.

La Banque d’Angleterre qui avait opté pour le statu quo il y a trois semaines a finalement décidé qu’il était temps d’agir massivement. En premier lieu, le taux d’intérêt directeur a été passé de 0,50% à 0,25% soit son plus bas niveau historique et pourrait être encore diminué d’ici la fin de l’année. Ensuite, le programme de rachat d’obligations souveraines a été relancé pour 60 milliards de livres, auxquels pourront s’ajouter 10 milliards de livres d’obligations d’entreprises, classe d’actifs jusqu’à présent exclue du programme. Enfin, l’institution met en place un système pour permettre aux banques de se refinancer à un taux préférentiel. Ces décisions s’avéraient nécessaire au vu des dernières prévisions de croissance au Royaume-Uni. Le gouverneur de la Banque d’Angleterre anticipe toujours une progression de 2% cette année, mais table sur un fort ralentissement de la croissance ensuite, à 0,8% en 2017 et 1,8% en 2018 au lieu des 2,3% annoncés en avril. Ces annonces ont donné un nouvel élan aux investisseurs qui anticipaient une simple baisse des taux.

Le retournement des marchés a été conforté par les chiffres de l’emploi américain. En juillet, les créations de postes ont été très nettement supérieures aux attentes et les salaires ont progressé plus que prévu. Le chômage est stable à 4,9% de la population active. Ces données constituent une bonne nouvelle après la déception engendrée la semaine passée par la première estimation du PIB.

Enfin, la remontée du prix du pétrole en deuxième partie de semaine a été perçue de façon positive. Le cours de l’or noir, qui était revenu au-dessus des 50 dollars le baril début juin, se situe désormais aux alentours des 40 dollars.

Valeurs

Dans ce contexte, le CAC 40 clôture la semaine en repli de -0,66%, à 4 410,55 points. Depuis le début de l’année, l’indice parisien affiche une baisse de -4,88%.

Legrand enregistre une hausse de 4,36% grâce à de solides résultats trimestriels et la confirmation de ses objectifs annuels. Les investisseurs ont salué le retour aux bénéfices de LafargeHolcim au deuxième trimestre, le titre grimpe de 4,28%. Michelin s’adjuge 2,54%. Kering reste sur sa bonne lancée, progressant de 1,53% supplémentaire. Du côté des valeurs en baisse, Sanofi perd 4,75%, pénalisé par le déremboursement aux Etats-Unis de ses produits phares contre le diabète, le Lantus et le Toujeo. Les résultats décevants publiés par Accor (-4,54%), Nokia (-4,15%) et Axa (-3,18%) ont pesé sur leur cours de bourse.

Marché des changes

Sur le marché des changes, le billet vert s’est renforcé face à la monnaie unique, clôturant la semaine à 1,1086 dollar pour un euro. Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt d’Etat français à 10 ans est remonté à 0,15% après le nouveau plus bas touché la semaine précédente.

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