Les marchés : à Vienne que pourra !

Le 04.10.2016
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Semaine du 24 au 30 septembre 2016. Cette semaine, les déboires de Deutsche Bank ont entraîné beaucoup de nervosité sur les places boursières. Quelques bonnes nouvelles ont cependant permis de limiter le repli des indices au cours de la semaine.

Marchés financiers

Dans un contexte de défiance plus ou moins latente vis-à-vis du secteur bancaire européen, les marchés ont très mal accueilli les propos d’Angela Merkel concernant la première banque allemande. Alors que Deutsche Bank est menacée d’une amende de près de 14 milliards de dollars aux Etats-Unis, la question de sa solidité financière inquiétait les marchés. La chancelière allemande a mis le feu aux poudres en déclarant que l’Etat ne viendrait pas à son secours si le besoin s’en faisait sentir. Ces propos ont ravivé le spectre de la faillite de Lehman Brothers et de la crise financière qui s’en était suivie. Les ventes de titres bancaires et financiers ont pesé sur les indices toute la semaine avant que l’information selon laquelle l’amende ne dépasserait pas 5,4 milliards de dollars ne soulage les investisseurs.

Dans une moindre mesure, les marchés ont également réagi à l’annonce d’un accord entre les membres de l’OPEP. L’organisation a accepté de ramener sa production sous les 33 millions de barils par jour contre 33,2 millions actuellement. Cette mesure inattendue a permis de faire remonter le prix du baril de brut autour des 49 dollars. Les investisseurs restent cependant prudents quant à l’impact de cette décision. En effet, il s’agit pour l’instant d’un accord de principe. L’OPEP doit de nouveau se réunir à Vienne en novembre pour en fixer les modalités et notamment les niveaux de production applicables à chaque pays.

D’un point de vue macroéconomique, les Etats-Unis ont révisé à la hausse la croissance américaine au deuxième trimestre. La nouvelle estimation fait ressortir une progression de 1,4% du PIB contre 1,1% annoncé précédemment. L’investissement des entreprises a été plus fort que prévu, de même que les exportations. En revanche, la consommation des ménages a été un peu moindre. En Europe, l’indicateur du climat des affaires allemand a rebondi en septembre pour atteindre un plus haut de plus de deux ans. Cette statistique renforce le sentiment que la croissance allemande devrait continuer à résister à l’effet Brexit et aux autres facteurs de risque européens comme le référendum italien prévu le 4 décembre.    

Valeurs

Dans ce contexte, le CAC 40 clôture la semaine en baisse de 0,90% à 4 448,26 points et affiche un repli de 4,07% depuis le début de l’année.

Technip gagne 6,18%, réalisant la meilleure performance de la semaine dans le sillage de la remontée du prix du pétrole. Valeo, qui a annoncé être en avance sur ses objectifs à horizon 2020, s’adjuge 3,97%. Nokia grimpe de 2,26% grâce à l’extension de son partenariat avec China Unicom pour la fourniture de routeurs. Orange prend 1,38% après de bons commentaires d’analystes. Du coté des valeurs en baisse, le secteur bancaire et plus globalement le secteur financier a pâti des ennuis de Deutsche Bank : Axa cède 4,20%, Société Générale recule de 3,48% et BNP Paribas se replie de 2,52%. Le secteur défensif est aussi à la peine cette semaine à l’image d’Essilor qui perd 3,04%, d’Accor qui baisse de 1,90% et Carrefour qui redonne 1,64%.

Marché des changes

Sur le marché des changes, le billet vert finit quasiment inchangé face à la monnaie unique, à 1,1235 dollar pour un euro. Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt de l’Etat français à 10 ans est en légère baisse à 0,19%.

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