Les marchés en manque de croissance

Le 18.05.2016
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Semaine du 07 au 13 mai 2016. Cette semaine, en l’absence de nouvelle significative et dans un contexte de fortes incertitudes, les marchés ont évolué sans réelle tendance.

Marchés financiers

En zone euro, la croissance du PIB au premier trimestre a été révisée en légère baisse à 0,5% contre 0,6% estimé précédemment. Elle reste modérée mais en hausse par rapport au trimestre précédent où la croissance s’était limitée à 0,3%. En Allemagne, l’accélération est plus nette, portée par la demande intérieure, privée et publique. La croissance a ainsi atteint 0,7% sur le début d’année contre 0,3% fin 2015. Pour rappel, la France avait annoncé fin avril que le PIB national avait progressé de 0,5% au premier trimestre (+0,3% au quatrième trimestre 2015). La production industrielle européenne en avril a largement déçu, s’inscrivant en recul pour le deuxième mois consécutif. En Allemagne et en France, la tendance a été la même avec des chiffres très inférieurs aux attentes.

En Grèce, après des mois de discussions, le principe d’une restructuration de la dette semble enfin envisagé par les créanciers. La prochaine réunion de l’Eurogroupe le 24 mai devrait permettre d’avancer sur le sujet et de débloquer une nouvelle tranche d’aide financière.

Aux Etats-Unis, les ventes au détail ont surpris à la hausse en avril, marquant un net rebond par rapport aux données de mars. Bien que très volatils, ces chiffres sont de bon augure pour la consommation américaine au deuxième trimestre.

En Chine, les chiffres du commerce extérieur sont repartis à la baisse après l’amélioration constatée en mars. Les exportations ont ainsi reculé de 1,8% en avril, et les importations de 10,9%. En revanche, l’inflation est sortie stable à 2,3% en avril, conformément aux prévisions des économistes.

Au Brésil, un premier pas vers la fin de l’impasse politique a été fait avec la destitution de la présidente Dilma Roussef. D’un point de vue économique, tout reste à faire et les marges de manœuvre sont faibles pour son remplaçant, l’ex vice-président Michel Temer.

Le pétrole a terminé la semaine en hausse. L’augmentation des prix est alimentée par la baisse de la production canadienne engendrée par des incendies géants, par les attaques d’installations pétrolières au Nigeria, et par la baisse inattendue des stocks américains.

Valeurs

Dans ce contexte, le CAC 40 clôture la semaine sur léger gain de 0,44% à 4 319,99 points. Depuis le début de l’année, l’indice parisien est en repli de -6,84%.

Orange réalise la meilleure performance hebdomadaire avec une progression de 6,23%. La commercialisation de sa nouvelle box, grâce à laquelle l’opérateur compte capitaliser ses investissements massifs dans la fibre, va démarrer. Elle sera associée à une hausse tarifaire, nécessaire à l’heure où l’échec du rachat de Bouygues Telecom prive le secteur de possibles économies d’échelle. Bouygues, qui a publié des résultats trimestriels encourageants, s’adjuge 4,18%. Cap Gemini complète le trio de tête avec une hausse de 3,31%. En bas de palmarès, ArcelorMittal dégringole de 11,34% suite aux mauvais chiffres du commerce extérieur chinois en avril, et notamment le recul des importations de matières premières. Nokia qui a publié des résultats inférieurs aux attentes, cède 6,18%. Le groupe affiche la plus mauvaise performance annuelle du CAC 40, avec un repli de 30% depuis le début de l’année. Les résultats présentés par Crédit Agricole ont été mal reçus par les investisseurs et le titre affiche une baisse de 4,26%. 

Marché des changes

Sur le marché des changes, le mouvement d’appréciation du billet vert face à la monnaie unique se poursuit, le taux de change s’établissant à 1,1309 dollar pour un euro. Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt français à 10 ans est en baisse à 0,47%.

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