Notre point de vue sur les marchés

Le 12.02.2016
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Evolution des marchés financiers : découvrez l'analyse des experts MACSF.

La forte baisse des marchés financiers depuis le début de l’année (-15% pour l’indice CAC 40) illustre l’affaiblissement des perspectives de croissance de l’économie mondiale. Le baril de pétrole s’échange actuellement à environ 30 dollars contre 115 dollars mi-2014 avant que l’Arabie Saoudite ne s’engage dans une stratégie de hausse de sa production pour conserver ses parts de marchés face aux producteurs de pétrole de schiste nord-américain et au retour de l’Iran.

Cet effondrement du prix du baril est devenu « l’épicentre du séisme », les financements très importants basés sur des réserves estimées avec des prix planchers à 70 dollars sont aujourd’hui une source d’inquiétude majeure pour le marché et pour les banques en particulier. De son côté, le secteur bancaire italien a été amené à dévoiler la mauvaise qualité de ses encours de crédit et il devra sans doute pour partie faire l’objet d’un sauvetage. Dans un environnement géopolitique très difficile, les investisseurs ont en mémoire les dernières corrections de 2008 et 2011.

Depuis le mois d’octobre, l’indice CAC 40 a déjà reculé de 22% et les primes de risque de crédit se sont énormément écartées.

Après une telle chute, la question est assez simple, l’alerte incendie sonne et la foule des  investisseurs s’inquiète, il y a donc deux risques identifiés : le feu et le risque de sortie en panique.

Pour notre part, nous ne pensons pas que les économies développées (Europe et Etats-Unis) soient en risque de récession même avec le ralentissement chinois. Les conditions monétaires restent très favorables et la croissance bien que faible reste positive. La baisse du baril de ce point de vue reste un support à la croissance. Selon nous, l’économie mondiale n’est pas en feu !

 A propos du second risque, les flux de vente massifs, en particulier des fonds souverains dépendant du pétrole, font bien peser un risque de baisse supplémentaire. En revanche, nous pensons que l’argument selon lequel les banques centrales ont perdu de leur crédibilité et n’ont plus les moyens de calmer l’inquiétude des marchés est faux. Elles peuvent encore appliquer une politique très volontariste et ont la possibilité d’acheter des actifs, y compris, si besoin, des obligations d’entreprises pour calmer les inquiétudes du marché.

Il nous semble, donc, que ces périodes de tension offrent à l’investisseur de long terme, dans un environnement de taux très bas une réelle opportunité de diversification et de performance !

A titre d’exemple, le rendement moyen (dividende versé rapporté au cours de l’action) des actions composant l’indice CAC 40 ressort aujourd’hui à 3.90% en comparaison de l’emprunt d’Etat français à 10 ans qui présente un rendement de 0.65%. L’écart entre les deux est au plus haut historique. Une diversification vers les actions, profitant d’un point d’entrée favorable, devrait à long terme récompenser les investisseurs les plus courageux ! Il faut, au moins, considérer une diversification dans les fonds patrimoniaux.

Pour notre part, nous avons profité du passage de l’indice sous les  4 000 points pour renforcer la part action du fonds euro RES MS avec, sur certaines valeurs, un rendement supérieur à 5% qui nous laissera le temps de patienter en attendant le rebond !

Nous avons également bénéficié de la hausse des primes de risque sur les obligations pour investir à un taux moyen significativement supérieur à celui de l’an dernier limitant ainsi la dilution de notre portefeuille.

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