Un peu plus taux ?

Le 18.10.2016
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Semaine du 8 au 14 octobre 2016. Cette semaine encore, les marchés financiers sont restés prudents alors que démarrent les publications de résultats des entreprises pour le troisième trimestre.

Marchés financiers

Les nombreux facteurs de risques à moyen terme incitent les investisseurs à la réserve et expliquent la quasi stabilité du CAC 40 entre 4 400 et 4 500 points depuis quelques semaines. En Europe, il s’agit principalement du prochain référendum en Italie et de la gestion du Brexit. Même si les craintes liées à Deutsche Bank sont pour l’instant retombées, le secteur financier européen reste également source de tensions en raison de la fragilité des banques italiennes et de la baisse de rentabilité de l’activité bancaire en général. Enfin, l’évolution de la politique monétaire de la BCE soulève des interrogations, en particulier la reconduction ou non du programme de rachat d’actifs au-delà de son échéance actuelle (mars 2017). Même si un allongement du "QE" européen semble assuré, la récente hausse des taux longs montre que les marchés envisagent tout de même une politique monétaire un peu moins accommodante à l’avenir. En effet, de plus en plus d’analystes se demandent si la politique actuelle n’a pas atteint ses limites, produisant désormais plus d’effets négatifs que positifs. L’augmentation du prix du pétrole joue aussi un rôle dans la hausse des taux. La Russie et l’Arabie Saoudite semblent désormais déterminées à limiter la production d’or noir ce qui pourrait entraîner une remontée durable du prix du baril. Cela permettrait de retrouver un peu d’inflation et de soutenir les taux obligataires.

Aux Etats-Unis, c’est le résultat des élections présidentielles et son impact économique qui occupent actuellement les analystes. Mais au-delà du 8 novembre, c’est toujours la possibilité d’une hausse des taux de la Fed que les investisseurs essaient d’évaluer. Pour l’instant, les chiffres macro-économiques sont compatibles avec une augmentation d’ici la fin de l’année. Les minutes de la dernière réunion de la Fed indiquent que les avis sont extrêmement partagés sur la question et qu’il s’en est fallu de peu pour qu’une hausse des taux soit votée en septembre. Les taux obligataires progressent donc également outre Atlantique, de même que le dollar.

Dans ce contexte, la teneur des résultats des entreprises pourrait permettre aux marchés actions de prendre une direction plus nette. 

Valeurs

En France, le CAC 40 clôture la semaine en légère hausse de 0,47% à 4 470,92 points. Depuis le début de l’année, l’indice est en repli de 3,58%.

LVMH a bondi de 7,34% après une publication bien meilleure qu’attendue. Le groupe a vu son chiffre d’affaires progresser de 6% au troisième trimestre contre 4% au premier semestre. Le secteur du luxe a bénéficié de cette bonne dynamique à l’image de Kering qui grimpe de 3,52%. L’Oréal a profité de bonnes recommandations d’analystes pour gagner 2,85%. Les valeurs pétrolières terminent en hausse grâce à la bonne tenue du prix du pétrole : Total progresse de 2,80% et Technip s’adjuge 2,35%. En bas du palmarès hebdomadaire, Nokia souffre de l’avertissement sur résultat lancé par le suédois Ericsson et chute de 7,63%. Peugeot, très présent en Grande-Bretagne, perd 5,74% en raison de la baisse de la livre sterling. L’aéronautique sous performe cette semaine : Safran cède 4,51% et Airbus recule de 2,28%.

Marché des changes

Sur le marché des changes, le billet vert s’apprécie face à la monnaie unique et termine à 1,0972 dollar pour un euro. Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt d’Etat français à 10 ans est en hausse à 0,34%.  

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