Conduite sous médicaments : bien informer et conseiller le patient

Le 27.03.2018
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La relation entre le médecin généraliste et son patient est entièrement tournée vers le patient en tant qu’individu porteur d’une pathologie. Il est souvent difficile de dépasser ce cadre et d’influer surle patient en tant que sujet à risque pour les autres risques, en particulier sur la route ou au travail.

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Le problème est encore plus complexe quand le médecin doit prendre un risque vis-à-vis de la collectivité en prescrivant des médicaments, utiles individuellement pour le patient, mais facteurs de risque potentiel pour les autres par leurs effets sur la vigilance ou le comportement. Une information précise du patient sur les effets des médicaments s’avère en conséquence nécessaire, ce d’autant plus que la liste des médicaments présentant des risques pour la conduite a été récemment étendue.

Médicaments et conduite : les nouvelles problématiques 

Certaines données récentes soulignent l’importance grandissante de l’impact de la prise de médicaments sur la conduite : 

  • 18 % des 18-75 ans déclarent avoir pris au moins un médicament psychotrope au cours des 12 derniers mois : 10 % ont consommé un anxiolytique au cours de l’année, 6 % un hypnotique, 6 % un antidépresseur, 0,7 % un régulateur de l’humeur et 0,9 % un neuroleptique (source OFDT) ;
  • 3,3 % des accidents mortels de la route seraient attribuables aux médicaments(Étude CESIR-A, 2010)

Depuis un arrêté du ministère de la Santé de 2017, tous les tranquillisants et anxiolytiques de la famille des benzodiazépines se sont vus attribuer un pictogramme rouge (niveau 3)

S'appuyer sur la classification des effets secondaires 

Dans ce domaine, la mise en place, sur une initiative de l’association Prévention Routière reprise par l’AFSSAPS, d’un dispositif de graduation des effets secondaires des médicaments sur la capacité de conduite au moyen de pictogrammes spécifiques est une innovation majeure susceptible d’aider le médecin, le pharmacien et le patient à mieux prendre en compte les effets secondaires de certains médicaments et à établir un dialogue utile entre eux. Vous devez vous tenir prêt à expliquer au patient les conséquences de cette graduation et à lui donner des conseils adaptés.

La confiance, la compétence et les connaissances au service du patient

Le médecin peut être amené à faire prendre conscience à son patient de ses facteurs de risques liés à la consommation de médicaments et de psychotropes.
Cette approche ne doit pas se faire d’une manière paternaliste ou moralisatrice, et doit, au contraire, se baser sur la compétence professionnelle du médecin, ses connaissances des effets des produits psychotropes « par intention », ceux liés à des effets secondaires de certains médicaments, tout en prenant en compte les problèmes médicaux spécifiques à chaque patient (âge, troubles visuels ou neurologiques, troubles du sommeil, etc.).

Cela concerne les patients âgés (souvent consommateurs de plusieurs médicaments à potentiel sédatif), mais aussi les patients conducteurs professionnels pour lesquels on doit adopter des stratégies thérapeutiques spécifiques.

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