Dans les – premiers – pas d’une jeune infirmière

Le 18.09.2018
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Tout juste diplômée et aussitôt propulsée dans le monde professionnel, Anaëlle Guillet porte un regard encore neuf sur son métier d’infirmière. De ses premières impressions transparaissent le stress lié à ses nouvelles responsabilités mais aussi l’enthousiasme d’exercer une profession stimulante.

Portrait

Le 20 juillet 2018 restera à coup sûr gravé dans la mémoire d’Anaëlle Guillet. Après trois années de formation, la jeune femme de 22 ans obtient ce jour-là son diplôme d’Etat d’infirmier. Le précieux sésame en poche, elle est désormais reconnue apte à exercer le métier de ses rêves. Et la plongée dans le grand bain ne se fait pas attendre. Dès le lendemain, sa nouvelle vie commence au sein d’un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) de Poitiers. « Comme la plupart de mes amies de promo, je n’ai eu aucun souci à trouver un travail sans délai. Vers la fin de notre cursus, plusieurs responsables d’établissement sont venus nous rencontrer. Nous avons pu échanger avec eux et leur transmettre nos coordonnées. Il y a actuellement une très forte demande dans ce secteur. On vient presque nous chercher » confie la jeune infirmière.

Un rythme soutenu

Les premiers pas dans l’EHPAD sont un peu difficiles pour Anaëlle qui peine à effectuer toutes les tâches qui lui incombent dans le temps imparti. « Normalement, nos semaines sont de 35 heures, sans les heures supplémentaires, mais pour le moment j’effectue plutôt des journées d’environ 10 heures. Il peut arriver que je finisse en retard. Je n’arrive pas à prendre ma pause repas tous les jours. J’ai encore un rythme à prendre » admet-elle. Il faut dire que celui-ci est soutenu pour des novices qui ne bénéficient d’aucun régime de faveur. Au sein d’un service comportant 65 patients, la jeune femme a notamment pour missions la distribution des médicaments, la gestion des soins techniques (pansements, perfusions, prises de sang, etc) mais aussi l’organisation des soins externes (avis des médecins, prise de rendez-vous avec les ambulances, etc). Sans compter qu’elle doit être capable de résoudre des imprévus à tout moment, « comme une patiente qui décompense soudainement. Dans ces moments, il s’agit de gérer au mieux et de faire appel aux réflexes acquis au cours de notre formation. Ceux-ci doivent pouvoir permettre de pallier n’importe quelle situation impromptue. »

Des responsabilités à intégrer

Toutefois, « il y a plein de choses dont nous n’avons pas eu à nous occuper durant nos études », poursuit Anaëlle. « Par exemple, nous n’avions pas le droit de manipuler les produits toxiques, comme les morphiniques. De même, devenus professionnels, nous découvrons des aspects – répondre au téléphone notamment - dont nous n’avions pas conscience en tant qu’étudiants. Pendant nos stages, certaines tâches ne nous sont en effet pas confiées car elles sont considérées comme moins intéressantes. Pourtant, elles ne sont pas moins essentielles. En conséquent, quand vient l’heure de devoir tout gérer, il est facile de se retrouver débordé. Il faut alors prendre ses marques, intégrer des automatismes ». Aussi, du haut de sa petite expérience, pour éviter de se retrouver démunis les premiers jours, la jeune femme conseille aux futurs infirmiers de « s’intéresser au plus vite à toutes les facettes - des soins directs à l’organisation d’un service - que le métier comporte. Un métier plus complexe qu’il n’y paraît de prime abord. »

« Une entraide précieuse »

Si Anaëlle concède qu’être infirmière s’avère assez stressant au début et comporte de nombreuses responsabilités, elle ne regrette en rien son choix de carrière. « Je ne suis pas déçue par la réalité des choses. Je sais qu’il faut encore que je m’améliore sur certains points mais je ne m’inquiète pas pour la suite. Selon des infirmières plus expérimentées avec qui j’ai pu m’entretenir, il faut environ 6 mois pour se sentir vraiment à l’aise dans son service. Puis, j’ai la chance de pouvoir compter sur des collègues – infirmiers et aides soignantes - qui m’ont rapidement intégrée dans l’équipe. Il y a une vraie cohésion, une solidarité, une entraide précieuse entre nous ». Parmi ses motifs de satisfaction, la jeune femme évoque également son plaisir d’être autonome, de manager une équipe et sa relation avec les patients qui lui accordent au quotidien leur confiance.

A l’avenir, lorsqu’elle sera davantage rompue à l’exercice, avec sa soif de connaissances en bandoulière, la jeune femme ambitionne de rejoindre rapidement le C.H.U. de Poitiers, où elle souhaiterait travailler dans des services techniques et continuer d’apprendre. « J’aimerais me perfectionner dans des pathologies, cardiologiques notamment, au contact des médecins » avoue Anaëlle à l’aube d’une carrière qu’elle espère la plus riche possible.

 

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