Ordoclic, l’ordonnance consultable en ligne et sur smartphone

Le 18.10.2017
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Grâce à l’application Ordoclic, développée par le Dr Guillaume Gobert, les médecins pourront prescrire numériquement leurs ordonnances, puis les délivrer à leurs patients sur smartphone. Les explications du Dr Guillaume Gobert médecin généraliste à Beuvrages dans le Nord.

Comment avez-vous eu l’idée d’Ordoclic ?

En observant mon environnement. Nous sommes tellement habitués à répéter des tâches redondantes que nous finissons par être résignés. Il faut absolument éviter cela, se demander quelles ont été les tâches pénibles dans notre journée, et de quelle manière nous aurions pu les éviter.

Pouvez-vous nous décrire votre projet ?

L’objectif Ordoclic est de digitaliser la prescription médicale en France. Il faut le faire sans bouleverser les habitudes des professionnels de santé. Nous travaillons donc à des interfaces aux solutions existantes mais proposerons également de nouveaux outils qui sauront, je pense, se montrer convaincants.

Qu’est-ce qui vous motive le plus dans cette démarche ?

Améliorer le quotidien de mes confrères et de nos patients !

Quels sont les avantages pour le soignant ? Pour le patient ? Pour le pharmacien ?

Gains de temps, modernisation des pratiques, optimisation de la pharmacovigilance. Le prescripteur n’aura plus à faire face par exemple, aux demandes intempestives de duplicata pour pertes d’ordonnances. Le patient aura accès partout, tout le temps à ses ordonnances. Il pourra noter facilement ses effets secondaires. Le pharmacien pourra être notifié en amont par le patient d’une nouvelle ordonnance et ainsi optimiser son temps. Il aura également la possibilité de communiquer simplement avec le prescripteur et motiver ses modifications.

Comment cela s’inscrit-il dans le cadre réglementaire ?

Le cadre réglementaire commence à ne plus être adapté aux nouveaux services en e-santé et il faut donc ouvrir certaines discussions pour le faire évoluer. En attendant, on respecte le cadre.

Comment avez-vous validé votre idée auprès des pairs et des institutions ?

En communiquant, simplement. J’ai choisi la voie du crowdfunding parce que la participation financière est la meilleure preuve que l’idée répond à une demande. Les institutions s’intéressent à un projet une fois qu’il a atteint une certaine
visibilité et validité auprès de la cible du service.

Quelles sont les prochaines étapes de votre projet ?

Le développement de la V1 aura lieu en automne puis la phase de test sur le terrain sera déployée afin de comprendre les limites du système et d’identifier les problématiques.

Comment ce service peut-il diminuer les risques médicaux autour de la prescription ?

Les professionnels de santé auront accès aux historiques des patients notamment les effets secondaires, allergies, intolérances. Ainsi tous les utilisateurs pourront rapporter un effet indésirable : patients, IDE, médecins, kinésithérapeutes, pharmaciens. Un accès à l’information partout, et notamment à domicile, une communication inter professionnelle et ville/hôpital, un outil de communication médecin/ pharmacie sont autant de leviers pour diminuer les risques médicaux.

Quel regard portez-vous sur l’e-santé ?

Très positif. J’ai rencontré beaucoup de fondateurs de start-up en e-santé ces dernières semaines. C’est passionnant, il y a tellement à faire pour optimiser notre métier et la santé des Français. La plupart comptent au moins un associé médecin, c’est primordial. Je pense que les autorités doivent s’y intéresser au plus vite et fixer un cadre réglementaire clair.

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