Agnès Buzyn promet un plan pour l'hôpital en novembre

Le 23.10.2019 par SOLVEIG GODELUCK

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La ministre de la Santé compte annoncer le mois prochain des investissements et des revalorisations de salaires, après avoir consulté les acteurs hospitaliers. Le gouvernement veut jauger le niveau de mobilisation des professionnels de santé lors de la grève du 14 novembre.

Surtout, pas de précipitation. « Je prépare un plan pour l'hôpital public et l'hôpital en général », a déclaré la ministre de la Santé Agnès Buzyn ce mercredi sur BFMTV et RMC. Ce « plan de soutien » sera « présenté dans le courant du mois de novembre » et « il y aura évidemment des moyens associés », a-t-elle ajouté. La veille, ouvrant l'examen en première lecture à l'Assemblée du projet de loi de financement de la Sécurité sociale , elle avait chaleureusement évoqué l'hôpital « trésor national », mais était restée évasive en promettant « des annonces » « dans les prochains jours ». Un discours applaudi, mais qui a laissé sur leur faim les députés, car ils étaient nombreux à espérer des crédits hospitaliers supplémentaires à voter dans le cadre du budget 2020 .

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Agnès Buzyn a préféré se donner le temps avant de dévoiler ses cartes. Elle veut d'abord discuter de son plan avec les directeurs d'hôpitaux, les médecins, les syndicats, les élus. « Je vais rencontrer tout le monde pour proposer un certain nombre d'axes, je vais voir leurs réactions et il sera présenté dans le courant du mois de novembre », a-t-elle expliqué.

Mobilisation des hospitaliers

Un délai qui permettra au gouvernement de tester la vigueur de la mobilisation des hospitaliers. Deux collectifs, Inter-urgences et Inter-hôpitaux, ont appelé à la grève le 14 novembre, et plusieurs syndicats ont déjà annoncé leur intention de rejoindre le mouvement. Une manifestation plus modeste est prévue à Paris le 29 octobre, jour du vote solennel du budget de la Sécurité sociale. Des « mandarins » de la faculté de médecine soutiennent la mobilisation, et plus de huit Français sur dix approuvent les urgentistes en grève depuis mars.

Agnès Buzyn a expliqué mardi qu'elle travaillait d'ores et déjà « sur la pluriannualité, sur l'attractivité, sur la prochaine campagne tarifaire et sur les investissements hospitaliers ». A la télévision, elle a insisté sur la nécessité d'investir dans de nouveaux matériels, par exemple pour remplacer les brancards cassés. Elle a répété vouloir « revaloriser les salaires, notamment en début de carrière », et cibler « les métiers en tension » ou « les grandes métropoles où il y a des difficultés particulières », notamment à cause des loyers élevés.

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Reste à savoir comment les mesures seront financées. L'annonce d'un pacte de refondation des urgences très mal doté, parce que financé sur l'enveloppe existante, a mis hors d'eux les soignants. Jusqu'à présent, le gouvernement a mis son veto à toute augmentation de l'enveloppe de l'hôpital, prévue en hausse de 2,1 % en 2020, alors que des députés de tous bords ont réclamé une augmentation de 500 millions d'euros supplémentaires à près de 3 milliards.

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