Les ingrédients du business plan

Le 18.12.2017
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Vous avez décidé d’en faire un, mais vous ne savez pas comment ? Voici les bases.

Ah, le business plan… Un concept un peu mystérieux, quand on a appris à effectuer des gestes médicaux, mais pas des prévisionnels. Pourtant, c’est une feuille de route précieuse. Et un document bien utile pour obtenir des financements. Voici ce qu’il devrait contenir.

La partie rédigée : un préambule à préparer aux petits oignons

Placée en début de document, elle sert de synthèse et d’éclairage aux investisseurs pressés. Vous devez y expliquer de façon la plus convaincante possible pourquoi vous vous lancez dans ce projet, son contexte, votre vision… Vous allez aussi présenter l’équipe, et pourquoi elle a toutes les chances de réussir.

Cette introduction va permettre à vos interlocuteurs de comprendre les données que vous avancez et pourquoi ils ont intérêt à vous aider. Cela vous rappelle les lettres de motivation ? Pas faux.

La partie chiffrée : un crash test virtuel salutaire

Recettes prévues, charges estimées, impôts… Avec la partie chiffrée, on entre dans le dur. C’est vraiment elle qui va vous permettre de repérer les éventuels trous dans la raquette. Est-ce que le projet est compatible avec le niveau de vie que vous visez ? Est-ce que les investissements prévus sont réalistes ?

Voyez ça comme un crash test virtuel (donc sans risque), qui vous permettra d’affiner certains paramètres (ex : le choix de votre conventionnement, le nombre de jours travaillés/d’heures de consultation…).

Profitez-en pour anticiper au maximum. Exemple : si vous avez un projet d’enfant dans les un ou deux ans à venir, il vaudrait mieux prévoir des honoraires plus confortables dès le départ, pour compenser l’augmentation future de vos dépenses perso.

 

Les 4 grands ensembles à présenter dans votre partie chiffrée

La partie chiffrée de votre business plan doit évaluer quatre grands types de données :

  • Les recettes
  • Les charges
  • Le fonds de roulement
  • Les impôts et cotisations
     

Si vous créez ou rejoignez une structure qui mutualise les recettes et les charges (exemple : une SEL ou une SCP), une consolidation au niveau du groupe sera peut-être nécessaire.

 

Ensemble n° 1 - Les recettes

 
Pour résumer, ce sont les honoraires que vous pensez encaisser les premières années. Il va donc falloir estimer le nombre d’actes que vous pourrez effectuer par jour, leur répartition et leur tarif (à ce propos : choisissez bien votre conventionnement).

Le bon réflexe : regarder ce qui se passe autour de vous

Renseignez-vous auprès de confrères et consoeurs, étudiez les tendances du secteur où vous comptez vous installer, bref, comparez (merci l’Étude de marché) !

Ensemble n° 2 - Les charges 

 
Vous devez lister les frais liés au lancement du cabinet (charges d’installation), et aussi les frais liés à la vie du cabinet par la suite (charges fixes).

Les charges d’installation :

  • Si vous créez un cabinet : travaux éventuels, achat de mobilier, de matériel médical et informatique, annonces presse, frais juridiques, achat du local et frais d’agence si vous achetez…
  • Si vous rejoignez un cabinet existant : rachat du droit d'entrée, présentation à la patientèle, rachat des parts de société…
  • Si vous reprenez un cabinet : rachat du droit de présentation de la patientèle, travaux dans le local, achat ou remise en état de matériel, frais juridiques et fiscaux...

Les charges fixes :

  • Secrétariat, salaires et cotisations sociales, téléphone, loyer, assurances, eau, électricité, chauffage, climatisation, matériel de bureau, papeterie…
  • frais de transport (voiture, essence), assurances, protection sociale obligatoire et facultative, cotisations professionnelles obligatoires et facultatives, CSG, CRDS, CFE…

 

Ensemble n° 3 - Le fonds de roulement

 
Indispensable, puisque c’est grâce à lui que vous épongerez les décalages entre rentrées et sorties d’argent. Eh oui : entre les dépenses liées au démarrage du projet, les charges fixes et les délais de paiement de la CPAM, il se peut que vous soyez déficitaire par moments. Mieux vaut prévoir…

 

Ensemble n° 4 - Les impôts et les cotisations sociales

 
Ils varient selon la forme juridique de votre société (d’où l’importance de bien choisir sa structure), mais de toute façon, vous aurez à en payer. Et là encore, plus vous anticipez, mieux c’est…

Exemple : si vous avez profité d’exonérations de cotisations au départ, elles vont diminuer les 3 années suivantes. Il faut en tenir compte dans vos estimations.

 

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