L'hôpital accentue son virage vers l'ambulatoire

Le 30.10.2019 par JEAN-MICHEL GRADT

logo les échos

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur LinkedIn
Hôpital ambulance

Près de 4.200 lits d'hospitalisation complète, c'est-à-dire avec nuitée, ont été fermés l'an dernier dans les établissements de santé français. Parallèlement plus de 1.800 places d'hospitalisation partielle ont vu le jour, selon une étude du ministère de la Santé.

Depuis 2013, le « virage ambulatoire » - l'expression désigne la promotion des alternatives à l'hospitalisation complète conventionnelle, sert de boussole et d'ambition aux politiques de santé en France. Le ministère de la Santé confirme, avec une étude publiée jeudi, que ce virage est bien engagé. De fait, le nombre « d'hospitalisations complètes » (c'est-à-dire avec nuitée, et qui se mesure en lits), a poursuivi sa décrue en 2018 ; tandis que le nombre d'« hospitalisation partielle » ou « de jour » (qui se mesure en places) est resté dynamique.

Dans le détail, après avoir franchi à la baisse le seuil des 400.000 lits en 2017, les capacités d'accueil des 3.036 établissements de santé recensés dans l'Hexagone (1) se sont réparties de la façon suivante : 396.000 lits pour l'hospitalisation complète, soit 4.172 lits de moins sur un an et 77.291 places pour l'hospitalisation « de jour » (+2,4 % avec 1.839 nouvelles places ouvertes). L'hospitalisation à domicile (HAD) a également progressé de 3,4 %, soit 18.100 patients.

Des alternatives à l'hospitalisation complète

On mesure mieux la portée du « virage ambulatoire », qui permet à la Sécurité sociale de faire des économies , sur une période plus longue : 17.500 lits en hospitalisation complète ont été fermés depuis 2013 (-4,2 %), tandis que l' hospitalisation à temps partiel sans nuitée progressait de 7,4 %, soit 5.300 places.

« Cette réorganisation s'explique en partie par l'évolution des modes de prise en charge vers davantage d'hospitalisations à temps partiel, notamment en médecine, chirurgie, obstétrique et odontologie (MCO) et en soins de suite et réadaptation (SSR), des disciplines de court et moyen séjours », relève la direction statistique des ministères sociaux (Drees). De même, l'hospitalisation à domicile, autre alternative à l'hospitalisation conventionnelle, ne cesse de croître depuis dix ans.

Lire aussi :

La chirurgie ambulatoire, une manne financière pour l'hôpital

Et ce n'est pas fini. « Dans le cadre de la stratégie nationale de santé 2018-2022, les pouvoirs publics ont affirmé l'ambition de porter à 70 % en 2022 le taux de chirurgie ambulatoire et fixé un objectif de 55 % de séjours hospitaliers de médecine en ambulatoire à cette même échéance »,selon le rapport de la Cour des comptes publié en 2018. Tous les pilotes le savent, il faut accélérer en sortie de virage.

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur LinkedIn

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour une navigation optimale et bénéficier de contenus et services adaptés.

×