Ce qu'ont obtenu les kinés au ministère de la Santé

Le 09.07.2018 par Victor Noiret

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masseurs-kinésithérapeutes

Mécontents depuis plusieurs mois, les masseurs-kinésithérapeutes se sont vus promettre la modification d'un arrêté publié en février, au cœur du conflit avec les chiropracteurs.

C'était « la goutte d'eau » qui avait fait « déborder le vase », selon la formule utilisée jeudi dernier par Daniel Paguessorhaye, président de la Fédération française des masseurs-kinésithérapeutes rééducateurs (FFMKR), lors d'une manifestation devant le ministère de la Santé et des Solidarités. Mais selon nos informations, les kinésithérapeutes ont obtenu satisfaction sur ce point : l'arrêté relatif à la formation en chiropraxie, qui restait en travers de la gorge des kinésithérapeutes depuis sa publication en février, sera finalement modifié.

C'est ce que leur a promis, sans donner de calendrier, le cabinet d'Agnès Buzyn, qui les a rencontrés le même jour en l'absence de la ministre de la Santé, en déplacement à Caen. « Le texte sera réécrit en concertation avec les professionnels, cela avait été déclaré en amont et a été confirmé », confie Stéphane Michel, président du syndicat national des masseurs-kinésithérapeutes rééducateurs (SNMKR). Daniel Paguessorhaye se montre plus prudent. « J'attends de voir », glisse-t-il.
 

« Aucun fondement »

 
Pour ces derniers, l'arrêté permet en l'état aux chiropracteurs d'empiéter sur leur domaine de compétences exclusives. Une crainte qui n'avait, assure le ministère, « aucun fondement avéré ». « Le texte a pour but d'encadrer la qualité de la formation. La chiropraxie ne devient pas une profession réglementée, il n'y a pas de reconnaissance de la sécurité sociale », assure l'entourage d'Agnès Buzyn. Pour Philippe Fleuriau, président de l'Association française de chiropraxie, « les kinés se trompent de combat » : « Ils sont 90.000 ; nous ne sommes que 1.400 et en bout de chaîne ».

Il s'agit toutefois de l'unique point sur lequel les kinésithérapeutes ont obtenu gain de cause. La réunion s'est révélée infructueuse sur leurs autres revendications, notamment la reconnaissance de leur niveau académique. Même si la création d'un parcours universitaire est dans les cartons, insiste le ministère. « On nous a dit d'attendre la rentrée », tempère Stéphane Michel.

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