Déserts médicaux : Clamart prend les devants

Le 01.05.2018 par Laurence Albert

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La ville soutient la création de deux centres de santé privés. Elle vient d'être classée en zone prioritaire par l'Agence régionale de santé.

Avec une trentaine de médecins généralistes pour 53.000 habitants, un centre de santé municipal et deux hôpitaux à son actif (Antoine-Béclère et Percy), Clamart n'a, a priori, rien du désert médical comme on se le figure parfois en France. Mais son horizon pourrait bien s'assombrir. Comme ses voisines Malakoff et Le Plessis-Robinson, elle figure depuis mars dans la nouvelle « zone d'intervention prioritaire » définie par l'Agence régionale de santé d'Ile-de-France (ARS). Une zone de 4,4 millions d'habitants dans laquelle, le nombre de professionnels de santé risquant de s'amenuiser, les dispositifs d'incitation à l'installation sont renforcés.

Clamart n'a pas attendu l'ARS pour tenter d'appâter les médecins. Depuis quelques mois, le maire Jean-Didier Berger réunit les professionnels de santé locaux. « Un tiers des généralistes va partir en retraite. Si dans cinq ou dix ans, nous n'avons rien fait pour attirer de jeunes médecins et convaincre ceux en place de rester, nous serons dans un désert médical », martèle-t-il.
 

Acquisition de locaux

 
La municipalité va soutenir la création, souhaitée par les professionnels, de deux centres de santé privé au sud et au nord de la ville. Une façon d'unir leurs forces et de faire des économies de fonctionnement (secrétariat commun, salles pour les urgences, accès handicapés...).

La ville va acheter des locaux qu'elle louera ou revendra aux praticiens. Des pistes sont identifiées, dont un centre commercial dont elle négocie l'achat. « L'immobilier reste le point noir des professionnels. Leur problème n'est pas tant le montant du loyer - même si ce dernier restera raisonnable - que la difficulté à trouver de grandes surfaces », explique Jean-Didier Berger.

Le projet, qui prendra corps dans trois ou quatre ans, coûtera plusieurs centaines de milliers d'euros. Un gros investissement pour la ville, qui espère des soutiens. Depuis 2017, la région a lancé un programme d'aide à la lutte contre les déserts médicaux (3, 5 millions d'euros) dont peuvent bénéficier praticiens et communes. Côté professionnel, le classement de Clamart en « zone prioritaire » les rend en outre éligibles aux aides à l'installation de l'Etat et à celles de l'assurance maladie. L'ARS a également créé une zone, dite « complémentaire », qui couvre un tiers de la région et où les aides sont moins nombreuses.

Sa réforme qui couvre 76 % de la population. De fait, l'Ile-de-France n'a rien d'un Eldorado pour les jeunes médecins, entre les loyers élevés, les embouteillages et parfois l'insécurité. Elle figure dans le peloton de tête des déserts médicaux français et le nombre de médecins y a diminué de 6 % depuis 2010. Une commune sur deux n'a aucun généraliste installé.

 

 
 

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