Grand débat : une forte demande de services publics de santé

Le 09.04.2019 par SOLVEIG GODELUCK

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La santé est le service public qui aurait le plus besoin d'être renforcé, selon le bilan des contributions des Français au grand débat. Ce thème a surgi sans prévenir au sein des discussions. Les patients réclament des mesures coercitives pour avoir accès aux médecins.

Un seul médecin vous manque et tous les services publics sont dépeuplés. Parmi le quart des Français qui ont estimé sur la plate-forme Internet du grand débat national ne pas bénéficier d'un accès suffisant aux services publics, 30,4 % citent la santé comme principal problème. Alors qu'aucune réponse n'était suggérée, c'est ce qui ressort des contributions, dont le bilan a été présenté ce lundi matin au Grand Palais à Paris.

La santé devance tous les autres soucis en matière de services publics : horaires d'ouverture des guichets administratifs, manque de transports ou d'Internet, de services de l'Etat… L'émergence de cette préoccupation a quelque peu surpris les pouvoirs publics, même si elle peut s'expliquer par les départs à la retraite de médecins qui ne sont pas remplacés et les difficultés financières d'accès aux soins dentaires .

Logiquement, dans les contributions sur Internet, la santé arrive également en tête des services publics dont les Français souhaitent le plus qu'ils évoluent. Interrogés sur les domaines prioritaires dans lesquels notre protection sociale doit être renforcée, ils citent avec constance le thème de la santé en première place, à 27,8 %, suivi de l'aide aux personnes âgées (16,9 %).

La santé et le handicap sont la première politique publique pour laquelle ils seraient prêts à payer plus d'impôts (16,8 %), devant le tryptique éducation-formation-recherche (14,8 %).

Des solutions coercitives

Pas sûr cependant que les solutions prônées par les Français fassent florès, car elles ont déjà été rejetées à la fois par les professionnels de santé et par le gouvernement . Lors des conférences citoyennes régionales et des ateliers participatifs qui les ont accompagnés, les participants ont esquissé leurs pistes pour « un service de santé organisé dans les territoires en manque ».

Ils veulent contraindre les médecins généralistes à s'installer, avec des contreparties, et prendre des mesures coercitives pour lutter contre les déserts médicaux, en zone rurale mais aussi dans les quartiers défavorisés des villes. Leurs réclamations prennent parfois un ton martial : « L'implantation réglementée d'unités de soins dans tout le territoire » ; « Un médecin pour tous : service médical obligatoire ». Les participants insistent également sur l'accès aux soins à moindre coût, en créant des « pôles de santé zone rurale ».

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