Hôpital: les urgentistes en grève poursuivent le mouvement

Le 12.09.2019 par SOLVEIG GODELUCK

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Les mesures annoncées lundi par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, n'ont pas convaincu les grévistes dans les services d'urgences, qui réclament une augmentation générale des moyens consacrés à l'hôpital.

Les urgentistes ne veulent pas mettre fin à leur grève, qui dure depuis six mois, et qui touche 250 sites, soit presque la moitié des services d'urgences publics. Le plan doté de 750 millions d'euros, annoncé lundi par la ministre de la Santé Agnès Buzyn, ne les a pas convaincus. Les grévistes du collectif Inter-Urgences et de plusieurs syndicats, rassemblés lors d'une assemblée générale à la Bourse du travail de Saint-Denis ce mardi, ont voté en faveur de la poursuite du mouvement.

La CGT a appelé à une manifestation ce mercredi; FO et Solidaires plus tard dans le mois. Des actions locales hôpital par hôpital sont prévues le 26 septembre. «On cherche une stratégie pour élargir le mouvement », explique au sortir de cette assemblée générale Christophe Prudhomme, le porte-parole de l'Association des médecins urgentistes de France (Amuf). Des médecins hospitaliers, des hôpitaux locaux et un collectif de la psychiatrie ont déjà rejoint la mobilisation.

«Les déclarations d'Agnès Buzyn ne répondent pas à la demande de lits, d'effectifs et de salaires. Et les 750 millions d'euros annoncés hier ne sont pas des financements nouveaux, mais des crédits réaffectés, qui existaient déjà dans le plan Ma Santé 2022 », dénonce le syndicaliste. A ce stade le gouvernement maintient de fait sa trajectoire de progression des dépenses de santé, à 2,3% en 2020, contre 2,5% en 2019.

Réguler l'installation des libéraux

Il faudrait porter cette progression à 5% par an, revendique l'Amuf, et supprimer la taxe sur les salaires qui pèse sur les hôpitaux publics. Le syndicat regrette aussi que le plan ne mette pas fin à la liberté d'installation des médecins libéraux, afin d'éviter des passages aux urgences.

Enfin, Christophe Prudhomme critique vertement la principale mesure annoncée, celle d'un «service d'accès aux soins » cogéré par les médecins hospitaliers du SAMU et les libéraux: «Chez moi en Seine-Saint-Denis, on collabore déjà entre la ville et l'hôpital depuis les années 80! Ce qu'il faudrait, c'est que les centres 15 de la régulation médicale travaillent avec les pompiers à l'échelle du département », professe-t-il. Une vision opposée à celle d'un autre syndicat, SAMU Urgences de France (SUdF), qui a salué cette mesure.

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