La carte Vitale arrivera sur les téléphones portables en 2021

Le 09.05.2019 par ADRIEN LELIEVRE

logo les échos

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur LinkedIn

Une application sera testée cette année et généralisée dans deux ans. La mesure s'inscrit dans un vaste plan de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, censé améliorer les performances de l'Assurance maladie grâce aux outils du numérique. La e-prescription va également se généraliser.

En 1998, la carte Vitale faisait son apparition dans le portefeuille des Français. Vingt-trois ans plus tard, ce sésame indispensable pour s'identifier auprès de l'Assurance maladie s'invitera dans leur téléphone portable via une application. C'est ce qu'a annoncé, jeudi, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, à l'occasion de la publication de sa feuille de route numérique.

Une expérimentation d'un an doit débuter en 2019 dans les départements du Rhône et des Alpes Maritimes, croit savoir « Le Parisien ». Cette e-carte sera ensuite généralisée aux 59 millions d'assurés sociaux en 2021.

Virage numérique

Cette « appli carte Vitale » est conçue pour répondre à « la demande des patients d'accéder à des droits à jour en toutes circonstances et de bénéficier de démarches en ligne », indique le ministère de la Santé. Elle sera « destinée à devenir (leur) outil d'identification et d'authentification dans le système de santé ».

Lire aussi :

La révolution de la télémédecine : la santé au bout du clic

La digitalisation de la célèbre carte verte était présente dans la convention d'objectifs et de gestion 2018-2022 de l'Assurance Maladie. Cette mesure fait par ailleurs partie des 26 « actions » du plan de d'Agnès Buzyn pour « accélérer le virage numérique » dans la Santé, dont certaines sont déjà connues, comme le déploiement du dossier médical partagé (DMP) ou de la télémédecine.

Dématérialiser les ordonnances

La ministre veut également « dématérialiser » les ordonnances, en commençant par les prescriptions de médicaments, qui représentent 50% de cette masse de documents : une expérimentation « débutera dès 2019 », avant un « début de généralisation » à partir de 2020.

Lire aussi :

Des remèdes numériques pour les systèmes de santé

Les actes infirmiers et les analyses biologiques suivront le même schéma un an plus tard, puis les kinés l'année suivante. La « e-prescription » doit ainsi permettre de « sécuriser le circuit de transmission de l'ordonnance et favoriser la coordination entre les professionnels », souligne le ministère.

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur LinkedIn

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour une navigation optimale et bénéficier de contenus et services adaptés.

×