Le concours d'infirmier va disparaître

Le 06.07.2018 par Solveig Godeluck

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Le gouvernement a dévoilé, jeudi, les premières mesures de la réforme des études de santé.

La ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, et la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, ont annoncé jeudi les premières mesures de leur réforme des études de santé. Le concours infirmier sera supprimé l'an prochain, et les examens classants nationaux (ECN) préalables à l'internat de médecine, disparaîtront eux aussi en 2019 pour les nouveaux externes. Chaque année, 31.000 étudiants se pressent aux concours organisés par 326 instituts de formation en soins infirmiers, qui recrutent des bacheliers, des étudiants en prépa, et des professionnels en reconversion. Le coût de l'organisation de ces concours s'élève à 25 millions d'euros par an. Leur suppression permettra aux étudiants de formuler leurs voeux directement sur Parcoursup, aides-soignants et auxiliaires de puériculture conservant une voie d'accès spécifique. Ils seront donc sélectionnés sur dossier. Les ministres ont expliqué qu'au bout de trois ans de formation en institut, les infirmiers obtiendront un diplôme de grade licence. Dès septembre, 10 universités proposeront des masters pour devenir infirmiers de pratique avancée (IPA), avec une spécialisation en trois ans en cancérologie, néphrologie, maladies chroniques. Plus tard, un cycle de doctorat sera créé pour former « un petit noyau d'enseignants-chercheurs ». Grâce à la suppression des ECN, les externes en médecine (de la 4e à la 6e année d'études) vont pouvoir cesser le bachotage et se concentrer sur les stages cliniques.

Le classement perdurera

L'ex-concours de l'internat va être remplacé par deux examens. Le premier évaluera les acquis théoriques en 5e année, le deuxième sera centré sur les « compétences cliniques et relationnelles » l'année suivante.

Le stress ne va pas disparaître, puisque le classement perdurera. Il faut être bien classé pour choisir sa spécialisation et son affectation géographique. De plus, les étudiants pourront être recalés s'ils n'obtiennent pas la moyenne, alors que cela n'est pas prévu avec les ECN. L'un des objectifs est d'inciter les jeunes médecins à aller sur le terrain, notamment en médecine générale, voire de favoriser l'éclosion de vocations dans les déserts médicaux.

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