Le quatrième plan cancer sur les rails

Le 11.02.2019 par SOLVEIG GODELUCK

logo les échos

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur LinkedIn
quatrième plan cancer

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a demandé à l'Institut national du cancer d'élaborer une stratégie de lutte contre le cancer pour les prochaines années.

Alors que le troisième plan cancer touche à sa fin, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a officiellement missionné l'Institut national du cancer (Inca) pour plancher sur la suite. Elle s'est exprimée ce lundi, lors des rencontres organisées par l'Institut. Cette hématologue était en terrain connu, puisque l'actuel président de l'Inca, Norbert Ifrah, lui a succédé à ce poste en 2016.

La ministre a annoncé un bilan du plan actuel, qui court de 2014 à 2019. Un comité d'évaluation présidé par une personnalité qualifiée sera installé dans les prochaines semaines et devra associer les usagers. Il rendra en octobre son rapport sur les progrès de la survie et des comportements, et dira si cela découle des actions des divers plans cancer. Il devra également étudier l'impact de ces mesures sur la réduction des inégalités sociales de santé.

Priorité à la prévention

Agnès Buzyn a ensuite demandé à l'Inca de lui proposer une stratégie de lutte contre le cancer au premier semestre 2020. « Il est impératif de permettre à chacun de réduire son risque de cancer par des choix adéquats au quotidien », a-t-elle déclaré, en rappelant la priorité qu'elle a donnée à la prévention dans son ministère. Il est également question « d'atténuer l'impact de la maladie » pour les 3,7 millions de personnes qui vivent avec un cancer ou en ont guéri.

Il faudra enfin « s'attaquer aux cancers de mauvais pronostic, notamment chez l'enfant » - poumon, pancréas, certaines leucémies, tumeurs du système nerveux central et du tronc cérébral chez l'enfant. Ce qui suppose de faciliter les essais cliniques rapides, et d'« organiser des programmes de recherche clinique européens accessibles à des patients de plusieurs pays ».

Perruques mieux remboursées

Par ailleurs, Agnès Buzyn a rappelé que les perruques seront mieux remboursées « d'ici à avril », comme promis fin décembre. « Il est proposé pour une partie de ces perruques un tarif de remboursement à 350 euros contre 125 euros aujourd'hui. Cela permettra de disposer sans reste à charge de perruques de qualité », a-t-elle déclaré, en précisant que les autres perruques, plus chères, verraient leur prix encadré afin d'éviter les dérapages.

Le droit à l'oubli, qui permet aux anciens malades d'accéder à l'assurance emprunteur, « connaît des progrès importants », selon la ministre, en s'élargissant aux leucémies et cancers du rein ou de la prostate.

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur LinkedIn

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour une navigation optimale et bénéficier de contenus et services adaptés.

×