Plan santé : les principales annonces

Le 18.09.2018 par LES ECHOS

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Fin du numerus clausus, assistants médicaux, urgences... L'objectif est de renforcer l'offre de soins, avec une rallonge budgétaire de 400 millions d'euros dès 2019.

L'exécutif a présenté sa réforme très attendue censée renforcer l'offre de soins dans l'Hexagone, baptisée « Ma santé 2022 ». Doté d'un budget de 3,4 milliards d'euros d'ici 4 ans, ce plan comporte une cinquantaine de mesures, dont la suppression de l'emblématique numerus clausus dès 2020 et de la première année commune aux études de santé.

Dans le détail, 1,6 milliard d'euros seront consacrés à « la structuration des soins dans les territoires », 920 millions à l'investissement hospitalier, 500 millions à la « transformation numérique » et 420 millions à « l'évolution des métiers et des formations », a indiqué le ministère de la Santé à l'AFP.

Le président a toutefois précisé qu'en dépit de ces rallonges financières, le système de santé « ne souffre pas d'un sous-financement mais d'un handicap d'organisation ». « Nous devons restructurer pour les 50 années à venir », a-t-il commenté, rappelant que « l'hôpital concentre les dysfonctionnements et risque l'implosion sans transformation d'ensemble. »

4.000 postes d'assistants médicaux

Concernant le numerus clausus, « ça ne veut pas dire qu'il n'y aura plus de sélection, mais qu'on va revenir dans le droit commun », a indiqué l'Elysée, qui veut « qu'il y ait plus de médecins qui soient formés demain ».

Le symbole est fort, mais ne produira ses effets qu'à long terme. Dans l'immédiat, l'exécutif veut « regagner du temps médical » et va mettre la main à la poche pour y parvenir. Les crédits de l'assurance maladie augmenteront ainsi de 2,5 % l'an prochain, au lieu des 2,3 % prévus, soit près de 400 millions d'euros supplémentaires.

 

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Une rallonge qui financera notamment la création de 4.000 postes d' « assistants médicaux », qui auront pour mission de « décharger » les médecins des tâches administratives et de certains « actes simples comme une prise de tension ou de température ».

Dans la même veine, 400 postes de médecins salariés seront créés dans les déserts médicaux « pour permettre aux patients d'accéder à une consultation généraliste ». Du côté des hôpitaux, l'accent sera mis sur la qualité des soins, avec une enveloppe multipliée par cinq dès l'an prochain, à 300 millions d'euros.

Le président de la République a ajouté que « l'exercice isolé » de la médecine de ville doit devenir « marginal » et souhaité qu'il « puisse disparaître à l'horizon de janvier 2022 ».

Economies

Mais le gouvernement lorgne aussi le gisement d'économies des actes « inutiles », favorisés par la très décriée « tarification à l'activité ». Le ministère de la Santé va par ailleurs rebattre la carte hospitalière, pour « organiser une vraie gradation des soins ».

Un nouveau statut d'hôpital « de proximité » sera créé par une loi en 2019 pour les 600 plus petits établissements, qui seront « réorientés sur des priorités » incluant la gériatrie, la rééducation, l'imagerie, la biologie ou encore la télémédecine.

Les blocs chirurgicaux et les maternités seront regroupés dans les plus gros établissements pour leur assurer une activité plus importante, gage de sécurité pour les patients. « Cela pourra passer par des fermetures d'activités dans certains cas », a reconnu l'Elysée, assurant que « rien ne se perd, tout se transforme ».

Source AFP

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