MSP et assurances : les pièges à éviter

Le 18.12.2017
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C'est souvent au dernier moment que l'on s'en préoccupe. Et pourtant bien vous assurer est essentiel si vous voulez éviter les mauvaises surprises. Sophie Ouahidi, responsable d'agence MACSF dans la région Nord, nous en dit plus.

Vous êtes responsable d’agence à la MACSF et connaissez bien le sujet de l’exercice en groupe…

 
En effet. La désertification médicale est importante sur mon secteur, le Hainaut-Cambrésis, et le développement des MSP dans ce coin s’accélère depuis quelques années : 7 ou 8 maisons ont déjà été montées, et cela continue ! Aujourd’hui, les professionnels de santé n’ont pas le choix, et les MSP constituent de vrais atouts pour recruter des professionnels de santé, notamment dans notre secteur, qui attire peu…

Pour les jeunes professionnels de santé, la MSP leur permet de démarrer leur activité et de « tester » un endroit sans les contraintes de l’installation, du financement etc…

« Dis mois qui tu es, je te dirais comment t’assurer ».
 

Comment accompagnez-vous ces professionnels sur le choix de leurs assurances ? 

 
Nous nous déplaçons sur site pour rencontrer les professionnels de santé. Notre démarche est simple : nous découvrons les sociétaires, leur façon de fonctionner afin de comprendre le besoin et de leur apporter un vrai conseil personnalisé. 

Parce que chaque situation est spécifique : un kiné peut ne travailler qu’avec ses mains, comme il peut travailler avec 160 000 € de matériel. On peut avoir du matériel solide, utilisé par un ou deux associés dans une structure monodisciplinaire, avec un usage adéquat, comme du matériel coûteux, utilisés par de nombreux professionnels dans une structure de groupe, où tout le monde touche à tout sans se soucier de l’entretien. Là bien sûr, nous sommes plus sensibles au risque bris et nous associons à cette garantie le rééquipement à neuf pendant 5 ans.

Les professionnels n’ont pas tous la même sensibilité au risque : quand je demande à un sociétaire ce qu’il ferait si son cabinet brûlait demain, j’obtiens tous types de réponse : celui qui le déporte à la maison, qui fait une salle d’attente dans son entrée et qui se sert de son bureau comme salle d’examen. Et beaucoup d’autres qui comprennent que, effectivement, ils seraient vraiment coincés...
 

Y a-t-il des écueils à éviter ?

 
Bien sûr, et c’est notre rôle d’en faire prendre conscience. Il faut parfois expliquer de petites choses, évidentes pour les plus expérimentés mais beaucoup moins pour d’autres : le sociétaire doit assurer le local loué, oui, mais aussi la quote-part des parties communes. Attirer l’attention sur les protections vol requises, notamment lorsque le secrétariat est ouvert sur la salle d’attente, avec un matériel informatique plus exposé au risque vol… Ne pas oublier que la structure n’assure que le matériel commun, et que le matériel propre doit donc lui aussi être assuré… Se méfier d’une clause de renonciation à recours, oubliée dans un vieux bail… 

Beaucoup de petites choses « a priori » mais qui prennent toute leur importance en cas de sinistre.

« De l’assurance à la carte en fonction des situations ».µ
 

Les offres sont donc adaptées à chaque situation ?

 
En effet, chaque situation est particulière et nécessite donc un entretien approfondi, nous permettant de bâtir un plan assurantiel « sur mesure ». Nous sommes l’assureur des professionnels de santé et avons de ce fait une connaissance du milieu médical très fine. Nous avons donc pris en compte la réalité du terrain pour répondre aux besoins de ces nouveaux modes d’exercice et sommes capables d’adapter nos contrats, en y associant des clauses spécifiques en fonction du montage réalisé pour la structure. Ces clauses nous permettent d’optimiser la couverture d’assurance en conservant la maîtrise du tarif.

Ca ne s’improvise pas et nos sociétaires le perçoivent lors de l’entretien : nous leur faisons toucher du doigt des points de vigilance que d’autres n’ont pas creusé plus que cela. Ca les rassure !

Nous sommes aussi très attentifs à l’effet « sous-assurance ». L’idée est bien d’assurer sur mesure au juste prix. Quelquefois, on paie moins cher ailleurs, mais il y a de bonnes raisons. Quand je visite un cabinet dentaire sans perte d’exploitation, je tique : un chirurgien-dentiste sans fauteuil ne peut pas travailler, point à la ligne ! On reprend parfois des contrats où les capitaux sont très insuffisants. Pourquoi ? Parce que la question à poser n’est pas : « quel montant de matériel avez-vous besoin d’assurer ? ». Mais plutôt « Avez-vous une chaine de stérilisation ? Des appareils d’imagerie médicale ? ».

La prévoyance est aussi très importante, pour se garantir des revenus en cas d’arrêt de travail à la suite d’une maladie ou d’un accident. Là dessus, les jeunes ont de plus en plus le réflexe. Pour la retraite, c’est pareil : les reventes de patientèle sont de plus en plus rares et la retraite est donc une préoccupation importante pour les professionnels de santé qui débutent aujourd’hui.

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