Nouveau passeport pour les études médicales

Le 28.11.2019
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Réforme Paces

Le Journal officiel du 5 novembre dernier a marqué la fin d’une époque en supprimant la première année commune aux études de santé, dénommée « Pacés ». L’accès aux métiers de médecin, de pharmacien, d’odontologue et de sage-femme est désormais rénové avec un PASS ou une L.AS. La réforme signe la fin du numérus clausus.

Promise pour le début de l’année 2019, la suppression du numérus clausus - qui a prévalu 48 ans - pourra s’appliquer vraisemblablement à compter de la rentrée 2020. Avec elle, le gouvernement a voulu en finir avec un système jugé « périmé, injuste et inefficace ». Le même sort sera réservé à la Pacès et à son concours, générateur d’un immense gâchis par le fait que les trois quarts des 60 000 inscrits au concours échouent à l’issue de la 1ère année.

« Ça suffit de désespérer des générations entières de jeunes qui obtiennent le bac parfois avec une mention bien ou très bien, mais se voient refuser l’entrée dans des études de médecine et vivent cela comme un échec fondamental », déclarait dans ce registre la ministre de la Santé, en septembre dernier dans le Parisien.

L’ancien système de sélection couperet reposant sur un numerus clausus (nombre maximal de places) au niveau national sera ainsi remplacé par un système de nombre minimal de places proposées par les universités (numerus apertus). Le nombre d’étudiants admis dans les différentes filières pourra être déterminé par les universités, en lien avec les Agences régionales de santé (ARS), afin de coller au mieux aux besoins des territoires. Ce système sera basé sur de nouvelles procédures sélectives en fin de première, deuxième et troisième année d’études.

Les objectifs avancés de la suppression du PACES

Les transformations conduites ont quatre objectifs, souligne le ministère de l’Enseignement supérieur :

  • Améliorer l'orientation et la réussite des étudiants, dans la continuité du Plan Etudiant ;
  • Adapter les compétences des professionnels de santé aux besoins du système de santé pour soutenir sa transformation ;
  • Décloisonner les filières de santé et permettre des temps de formation en commun ;
  • Enfin, améliorer la qualité de vie et le bien-être des étudiants en santé.

L’organisation des parcours de formation.

À la rentrée 2020, toutes les universités mettront en place de nouvelles modalités d'accès aux études de santé.

Les lycéens auront ainsi plusieurs choix :

  • Les Parcours spécifiques accès santé (PAS), proposés par les universités ayant une faculté de santé. Il leur faudra alors choisir une option qui corresponde à leur points forts (droit, biologie, langues…). Cette option les orientera automatiquement en deuxième année de licence s’ils ne sont pas admis dans la filière de santé.
  • Les Licences Accès Santé (L.AS), sont des licences de diverses disciplines comprenant obligatoirement une option « accès santé » et pourront être proposées par des université n’ayant pas de faculté de médecine.

Le redoublement disparaît. Néanmoins, chaque étudiant pourra, théoriquement, présenter sa candidature aux études de santé deux fois :

  •  Via le PASS, ou la L.ASS, s’il valide sa première année de licence sans être admis en filière santé, il pourra candidater à nouveau à l’issue de la 2e année de licence.
  •  Via le PASS, s’il ne valide pas cette première année, ne pouvant redoubler, il lui faudra alors entreprendre le parcours via la filière L.AS, sans possibilité d’y redoubler.

Le PASS ou la L.AS en pratique.

Pour être admissibles à l’une des filières médicales (maïeutique, médecine, odontologie ou pharmacie) dites MMOP, les étudiants devront avoir validé un certain nombre de crédits du système européen d'unités d'enseignement capitalisables et transférables (ECTS).

  • Exemple 1 : l’étudiant choisit le Parcours spécifique santé (PASS) avec une option (par exemple, lettres) dans les universités ayant une faculté de médecine. Plusieurs cas de figure s’offrent 

S’il valide sa première année (soit 60 crédits universitaires ECTS), il pourra alors candidater à l’une des spécialités de la filière MMOP (médecine, maïeutique, odontologie ou pharmacie) pour sa deuxième année. A l’issue de cette candidature, soit il est accepté en MMOP sous réserve de réussite à un examen, soit il poursuit en deuxième année de licence, et pourra à nouveau candidater à l’entrée de MMOP à l’issue de l’année scolaire suivante. 

S'il ne valide pas sa première année de licence, il ne peut alors pas candidater à MMOP et ne peut plus redoubler en filière PASS. Il doit se réorienter via Parcoursup pour choisir une autre formation.  Il pourra néanmoins tenter sa chance une dernière fois via une Licence « Accès Santé » (L. AS).

  • Exemple 2 : l’étudiant entreprend la Licence “Accès Santé” (L.AS) et choisit une matière majeure de son choix (par exemple, le droit) qui correspond à ses “points forts” et qui propose une “option accès santé”.

- S’il valide sa première année (soit 60 crédits universitaires ECTS), il peut alors candidater à la spécialité MMOP de son choix. S’il ne réussit pas l’examen, il poursuit classiquement sa deuxième année licence avec la majeure qu’il a choisi (droit dans notre exemple) et peut retenter, l’année suivante, la candidature en MMOP. 
- S’il ne valide pas sa licence, il peut redoubler son année ou se réorienter via Parcoursup. 

Le cas des étudiant en cours de PACES

Exceptionnellement, ces étudiants qui valideront l’année en cours, mais qui n’auront pas été admis dans la spécialité de leur choix, pourront redoubler, sauf pour les PACES adaptées (universités de Paris, de la Sorbonne, Paris-Est Créteil, Paris Sud, Angers, Bretagne Occidentale). Selon les équivalences, il leur sera également possible d’intégrer une L.AS ou s’orienter vers d’autres métiers de la santé.  Enfin, pour ceux en cours de Pacés qui ne valideront pas leur année, il sera possible de redoubler ou se réorientervia Parcoursup en L.AS ou d’autres métiers de la santé. 
Avec cette réforme, la sélection pour accéder aux filières de formation en santé s’appuiera désormais sur le dossier et les notes obtenues pour décider du passage et de l’acception en filière MMOP ou non. L’université sera libre de fixer un seuil au-dessus duquel cette admission sera automatique. Pour les autres, il faudra passer des “épreuves complémentaires” dont une épreuve orale devant un jury, qui décidera ou non l’admission.

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