Médicaments et conduite, un cocktail explosif !

Le 16.05.2017
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Les risques associés à la prise de médicaments et à la conduite sont souvent sous-évalués. Voici ce qu'il faut savoir pour adopter une attitude responsable.

Le premier bon réflexe : consultez les pictogrammes !

Pour lutter contre l'association médicament et volant, à l'origine de 3,4% des accidents mortels, sont apparus en 1999, les pictogrammes sur les boîtes de médicaments présentant des risques associés à la conduite. Depuis ces pictogrammes ont bien évolué.  Une nomenclature affinée et claire, mise en place en 2005, distingue désormais 3 niveaux de danger qui doivent sonner l'alerte :

Carton rouge pour le Lexomil et le Xanax !

En mars 2017, un arrêté a été publié, incluant 33 nouveaux médicaments dans la liste dont il faut se méfier et relevant le niveau d'alerte pour 16 autres. Les benzodiazépines sont notamment dans le viseur. Se cachent derrière cette appellation les anxiolytiques et somnifères, consommés chaque année par plus de 11 millions de Français et présents dans 50% des accidents liés à la conduite sous traitement ! Des produits connus comme le Lexomil, le Xanax, le Tranxene ou le Valium ont ainsi été recatégorisés au niveau 3. Ces médicaments concernent le système nerveux central et peuvent entraîner de la somnolence, des vertiges et autres troubles de l'attention évidemment dangereux pour la conduite en voiture ou à deux-roues.

Les collyres (altération visuelle), l'ibuprofène (vertiges) ou la cortisone (euphorisant) doivent également faire l'objet d'une attention toute particulière. Dans une optique de prévention, la Direction générale de la Santé et l'Ordre des pharmaciens viennent de lancer une grande campagne qui s'étalera sur trois ans dans les officines.

Médecins, que risquez-vous ?

Depuis 2002, le médecin est légalement tenu d'informer son patient des éventuels risques sur la conduite entraînés par une pathologie ou un traitement précis. Cependant, seul le Préfet est habilité à prononcer une interdiction temporaire ou définitive de conduite. Si vous êtes un praticien confronté à un cas extrême (maladie mentale, refus du patient de prendre en compte vos conseils), contactez la famille qui pourra demander au Préfet un examen d'aptitude.  

Aujourd'hui, le code de la route ne prévoit aucune sanction pour une infraction commise liée à l'usage de médicaments. Cependant, votre responsabilité sur le plan pénal pourrait être engagée en cas d'accident, aux titres de mise en danger de la vie d'autrui ou d'homicide ou blessures involontaires, notamment si vous avez prescrit des substances catégorisées au niveau 3. 

En savoir plus sur les obligations du médecin 

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