Vrai ou Faux ? Ce qu’il faut savoir sur les radars routiers

Le 05.12.2017
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Hantise de tout conducteur, les radars ont pourtant un impact positif majeur sur la sécurité routière. Mais ils donnent aussi lieu à toute sorte de fausses rumeurs. On fait le point.

C’est vrai ! Argent des radars, baisse de la mortalité routière....

En tant que professionnels de santé, vous êtes particulièrement sensibilisés aux conséquences des accidents de la route et de la vitesse excessive qui en est souvent la cause. Parallèlement, en tant qu’automobiliste, perdre des points sur votre permis à cause d’un radar n’est jamais une bonne nouvelle. Espérons que ces informations vous inviteront à participer encore plus activement à  la lutte contre l’insécurité routière.

- Les revenus des radars servent à améliorer la sécurité routière. Près de 92% de la recette générée par les radars automatiques, soit 845,2 millions d’euros ont été investis en 2016 pour la modernisation du réseau routier national, les projets de sécurité routière des collectivités territoriales, la prévention et le bon fonctionnement du contrôle automatique, et la gestion du retrait ou de la restitution des points sur les permis de conduire français.

- Les radars font baisser la mortalité sur les routes. On enregistre 66% de morts en moins à proximité des radars depuis leur installation selon le bilan de la Sécurité routière. La baisse de la vitesse est un critère déterminant pour limiter le nombre d’accidents de la route. Pensez-y !

- Il existe plus de 10 types différents de radars, comme les mobiles classiques ou mobiles embarqués et  la dynastie des radars fixes : double-sens, double face, discriminant, tourelle, tronçon, feu rouge ou chantier, etc. Depuis 2003, date de l’installation des premiers radars en France, la famille n’a cessé de s’agrandir mais tous ne sont pas répressifs. Les radars leurres et pédagogiques vous incitent juste à lever le pied, sans verbalisation à la clé.

- Les Radars Mobiles Nouvelle Génération flashent dans les 2 sens. Ils sont déployés pour lutter contre les grands excès de vitesse. Les ‘’RMNG’’ sont utilisés, en roulant ou à l’arrêt, à partir de voitures banalisées. Et ils contrôlent automatiquement avec un rayon d’action étendu : aussi bien les véhicules qui doublent par la gauche que les véhicules en sens inverse.

- En 2018, le nombre de radars va augmenter. Prudence donc ! Le projet de loi de finance 2018 prévoit l’installation d’une centaine de radars supplémentaires d’ici la fin de l’année prochaine.  Ils serviront principalement à augmenter la sécurité en zone urbaine et à lutter, bien sûr contre les vitesses excessives, et le non-respect des feux rouges.

C’est faux ! Vitesse réelle et vitesse enregistrée, radar piéton...

Outre la blague potache d’éventuels radars cachés dans des poubelles, de nombreuses rumeurs, fausses bien sûr, circulent dans les médias, en particulier sur les réseaux sociaux. Voici ce qu’il faut retenir pour rester un usager de la route correctement informé.

- Tolérance entre vitesse réelle et vitesse enregistrée. Non, cette marge n’est pas toujours équivalente à 5 km/h. Elle dépend de plusieurs paramètres : le type de radar (fixe ou mobile), et les limitations de vitesse sur le tronçon où l’infraction est commise. Cette tolérance peut donc varier de 5 à 16 km/h.

- Radar piéton. Non, ce ne sont pas les piétons, mais bien les conducteurs qui grillent la priorité à un piéton sur un passage protégé qui sont visés par ces nouveaux radars.  Attention, cette infraction peut vous coûter 135 euros et 4 points de permis. Et cela n’exonère pas les piétons de respecter le code de la route ! Ils peuvent aussi être verbalisés, mais uniquement par un agent de la circulation.

- Drones radars. Non, ils ne volent pas encore en masse au-dessus de nos routes. Ces nouveaux outils pour débusquer les conduites à risque sont uniquement  en phase d’évaluation. Et, depuis 2017, ils ne sont testés que dans certaines régions et à certains moments de l’année, entre autres, les périodes de grands départs en vacances.  

- Radars dans les virages. Non, les radars équipés d’une nouvelle technologie permettant de flasher dans les zones sinueuses ne seront pas installés en milieu de courbe, mais bien à l’entrée ou en sortie de virage. C’est le responsable interministériel à la sécurité routière qui l’a affirmé, suite à une levée de bouclier des associations d’automobilistes et de motards contre l’installation de radar en plein virage, jugée trop dangereuse. La présence de ces radars sera également signalée en amont de la zone contrôlée, comme pour la majorité des radars fixes.

- Privatisation des voitures-radars. Non, ce ne sont pas les véhicules et dispositifs de contrôle qui sont progressivement privatisés, ni leurs conducteurs, issus de sociétés privées qui actionnent le constat d’excès de vitesse. Dans ces véhicules, selon les paramétrages des autorités de police, les radars embarqués se déclenchent automatiquement, sans la moindre intervention du chauffeur.

“Tous responsables !”.  Aux automobilistes mais aussi à tous les autres usagers de la route, piétons, cyclistes, conducteurs de deux-roues motorisés de garder en tête le slogan de la Sécurité routière.  Et d’appliquer les préconisations de prévention pour limiter les risques sur la voie publique.

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