Brexit : May-be

Le 07.06.2017
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Semaine du 27 mai au 2 juin 2017. Cette semaine encore, les marchés financiers européens ont fait du surplace tandis qu’aux Etats-Unis les indices continuaient de battre des records en dépit de statistiques toujours mitigées.

Marchés financiers

Outre Atlantique, les indices ont atteint de nouveaux sommets, tant du côté du S&P 500 qui gagne près de 9% depuis le début de l’année, que du Nasdaq qui est à plus de 17% de hausse en 2017. Les indicateurs publiés cette semaine sont pourtant sortis en demi-teinte. Concernant l’emploi, les créations de postes ont été inférieures aux attentes en mai, néanmoins le taux de chômage poursuit son repli pour s’établir à 4,3% de la population active, soit son niveau le plus bas depuis début 2001. Du côté de l’activité manufacturière, l’indicateur ISM de mai a surpris positivement, en sortant en légère progression alors qu’il était attendu en recul.

En zone euro, le chômage aussi évolue favorablement bien qu’il reste beaucoup plus élevé. Il est ainsi tombé à 9,3% en avril, en baisse de 0,1% par rapport au mois précédent. Toujours du côté des bonnes nouvelles, les PIB de la France et de l’Italie ont été révisés à la hausse pour le premier trimestre avec une croissance de 0,4%. En revanche, l’inflation a comme prévu nettement ralenti en mai dans la zone euro à 1,4% sur un an, contre 1,9% en avril, notamment en raison d’une moindre hausse du prix de l’énergie. L’inflation "core" recule également, mais dans une moindre mesure, à 0,9% contre 1,2%. Dans ce contexte, la BCE qui se réunit le 8 juin devrait maintenir sa politique monétaire accommodante.
En Italie, des élections anticipées pourraient avoir lieu à l’automne. En effet, les principaux partis politiques semblent avoir trouvé un accord pour réformer la loi électorale. Si elle est approuvée par le Parlement durant l’été, rien ne s’opposera à ce que M.Renzi convoque des élections à la rentrée.
Enfin, au Royaume-Uni, malgré les attentats qui ont à nouveau ébranlé le pays, les électeurs vont devoir se prononcer cette semaine. Selon les sondages, les résultats s’annoncent plus serrés que prévu entre les Conservateurs de T.May et les Travaillistes de l’opposition ce qui pourrait compliquer la tâche de la première ministre dans les négociations du Brexit.

Valeurs

Dans ce contexte, le CAC 40 termine la semaine en légère hausse de 0,13% à 5 343,41 points. Depuis le début de l’année, l’indice parisien affiche un gain de 9,89%.
L’informaticien Atos réalise la meilleure performance de la semaine avec une progression de 6,05%. Accor (+2,48%) et Airbus (+2,30%) complètent le podium hebdomadaire. Du coté des valeurs en baisse, ArcelorMittal lâche 5,64%. Le secteur bancaire souffre également, avec Crédit Agricole qui cède 4,90%, BNP Paribas qui perd 4,50% et Société Générale qui recule de 4,14%.

Marché des changes

Sur le marché des changes, le billet vert termine en nette baisse face à la monnaie unique à 1,1279 dollar pour un euro. Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt d’Etat français à 10 ans reste orienté à la baisse et clôture à 0,71%.

Décryptage de l'actualité financière
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