Brexit : le journal du hard

Le 20.11.2018
Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur LinkedIn

Semaine du 10 au 20 novembre 2018. Cette semaine a encore été agitée sur les marchés financiers, pénalisés principalement par la visibilité réduite concernant les négociations du Brexit, les incertitudes autour du budget italien et, dans une moindre mesure, le recul du prix du pétrole.

Marchés financiers

Sur le front du Brexit, la semaine avait bien commencé avec l’annonce d’un accord entre la première ministre du Royaume-Uni Theresa May et ses partenaires européens. L’adoption de ce projet par Londres s’avère pourtant délicate. Bien que le conseil des ministres ait approuvé le texte, les nombreuses démissions qui s’en sont suivies au sein du cabinet gouvernemental ont fragilisé Theresa May. Or les craintes d’un rejet de l’accord font resurgir le spectre d’un « hard » Brexit, c’est-à-dire sans accord. La prochaine étape sera la validation du texte lors d’un sommet européen extraordinaire le 25 novembre. Ce seront ensuite les députés britanniques qui devront voter en faveur ou non du texte. Le résultat de ce vote, qui devrait avoir lieu le 10 décembre, s’annonce très incertain tant les divergences au sein de la majorité sont importantes.

De son côté, l’Italie a confirmé son inflexibilité concernant son budget 2019, malgré l’ultimatum mis en place par la Commission Européenne. Les autorités italiennes s’exposent ainsi à des sanctions financières en cas d’ouverture d’une procédure « pour déficit excessif ». Dans ce contexte, le rendement de la dette italienne à 10 ans a été tiré à la hausse pour s’établir à 3,5% en fin de semaine.

Les publications macroéconomiques européennes n’ont pas permis de soutenir les marchés financiers cette semaine. Pour la première fois depuis 2015, la croissance allemande a reculé de -0,2% au 3e trimestre, pénalisée principalement par l’entrée en vigueur au 1er septembre de nouvelles normes de certification anti-pollution des véhicules. Ces normes ont pesé sur le marché automobile, moteur de l’économie allemande. Dans un contexte d’incertitude, cette faiblesse ponctuelle de l’Allemagne pourrait peser sur l’économie européenne.

Aux Etats-Unis, les discussions commerciales avec la Chine semblent reprendre après les élections de mi-mandat. Ces nouvelles négociations pourraient redonner l’espoir d’un accord potentiel lors de la rencontre prévue entre Xi Jinping et Donald Trump, en marge du sommet du G20 prévu à la fin du mois. Un aboutissement positif profiterait avant tout aux marchés émergents et notamment à la Chine. Cependant, sans avancée majeure, le président américain pourrait répercuter la guerre commerciale à la totalité des produits importés de Chine, semant le trouble sur les marchés.

Toujours aux Etats-Unis, les chiffres de l’inflation sont sortis en ligne avec les attentes, confortant ainsi la probabilité d’une quatrième hausse de taux par la Fed en décembre.

En quelques jours, le prix du baril de pétrole a accéléré sa tendance baissière initiée début octobre. Les prix ont reculé de près de 5% sur la semaine, passant de 70 à 65 dollars pour le Brent, pénalisés par une perspective d’offre supérieure à la demande mondiale. Le président américain Donald Trump a cependant vite réagi en conseillant à l’OPEP de maintenir inchangé son niveau de production.

Valeurs

Dans ce contexte, le CAC 40 perd -1,60% sur la semaine pour terminer à 5 025,20 points. L’indice parisien affiche désormais une performance de -5,41% depuis le début de l’année.

Marché des changes

Les valeurs défensives surperforment cette semaine avec Publicis qui gagne 1,22% et L’Oréal qui grignote 0,97%. Vivendi s’adjuge 1,21% après avoir dévoilé des résultats supérieurs aux attentes pour le troisième trimestre. Du côté des valeurs en baisse, le secteur technologique a particulièrement souffert, avec Atos (-6,75%), Cap Gemini (-6,20%) et STMicroelectronics (-6,16%) qui réalisent les trois moins bonnes performances de la semaine. Les valeurs liées au pétrole se retrouvent également pénalisées à l’image de TechnipFMC qui recule de 5,65%. Le secteur automobile confirme sa mauvaise passe, avec un deuxième mois consécutif de baisse des immatriculations sur le marché européen suite à l’entrée en vigueur des nouvelles normes antipollution. Valeo enregistre ainsi un repli de 5,42% tandis que Peugeot perd 4,16%.

Gérer mon épargne

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur LinkedIn
Découvrez les supports financiers MACSF
Gamme financière MACSF

Fonds en euros, SCPI, unités de compte... La gamme de supports financiers MACSF est diversifiée, complète et sélective.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour une navigation optimale et bénéficier de contenus et services adaptés.

×