C’est reparti pour un tour !

Le 03.05.2017
Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur LinkedIn

Semaine du 22 au 28 avril 2017. Cette semaine, les marchés financiers ont repris leur marche en avant. Les deux principaux moteurs de la hausse ont été le résultat du premier tour des élections françaises, et les publications d’entreprises qui s’avèrent à ce stade très satisfaisantes tant aux Etats-Unis qu’en Europe.

Marchés financiers

Les investisseurs ont été largement soulagés par l’issue du premier tour de l’élection présidentielle en France. De leur point de vue, le scénario le plus catastrophique, celui d’un duel Le Pen / Mélenchon au deuxième tour, a été évité. Ils estiment que la victoire finale d’Emmanuel Macron est à ce stade la plus probable, ce qui met fin aux craintes eurosceptiques. La première séance post-électorale s’est donc caractérisée par un retour vers les actifs plus risqués et notamment les actions, par la détente des spreads souverains et par un renforcement de l’euro.
Pour autant, la BCE qui s’est réunie cette semaine n’a pas infléchi son discours et la politique monétaire actuelle a été reconduite pour les six prochaines semaines. Mario Draghi a concédé que les risques de recul de l’économie étaient moindres, mais il estime toujours que la dynamique d’inflation est trop faible pour que la BCE diminue son soutien à l’économie.
Néanmoins, selon les dernières statistiques, l’inflation en zone euro est repartie en hausse de 1,9% en avril, après la décélération enregistrée en mars (1,5%). L’inflation sous-jacente a fortement progressé à 1,2%, soit l’accélération la plus marquée depuis 2013. Il faudra toutefois attendre au minimum les chiffres du mois prochain pour savoir si la tendance se confirme ou si elle repose sur des facteurs temporaires.
Les données relatives à la croissance du premier trimestre commencent à être publiées. En France, le PIB a été un peu décevant, avec une hausse de 0,3% au lieu de 0,4% attendu en raison d’une moindre consommation des ménages. Sur un an, la croissance atteint 0,8%. En revanche, le PIB du dernier trimestre 2016 a été relevé de 0,4% à 0,5%. En Espagne, la croissance reste forte à 0,8%. Au Royaume-Uni, le premier trimestre a été marqué par une nette décélération avec 0,3% de croissance début 2017 contre 0,7% fin 2016.

Aux Etats-Unis, l’administration Trump a présenté les grandes lignes de son projet de réforme fiscale. Sans surprise, le président voudrait abaisser l’impôt sur les sociétés à 15% (contre 35% à 40% aujourd’hui), et l’impôt sur les particuliers à l’aide de diverses mesures (baisse de l’impôt maximum, réduction du nombre de tranches…). Néanmoins les investisseurs semblent circonspects quant à sa capacité à faire voter son programme fiscal.
Dans le même temps, les données macroéconomiques publiées ces derniers jours sont moins positives. Le PIB du premier trimestre est ainsi sorti à 0,7% en première estimation, contre 2,1% au dernier trimestre 2016 et 1,2% de croissance attendue par les analystes. Ce chiffre doit cependant être pris avec précaution car il est généralement révisé par la suite. D’autre part, les fondamentaux de l’économie américaine (emploi et consommation des ménages notamment) restent solides.

Valeurs

Dans ce contexte, le CAC 40 termine la semaine en hausse de 4,11% à 5 267,33 points. Depuis le début de l’année, l’indice parisien affiche un gain de 8,33%.
Le secteur du luxe s’envole cette semaine. Kering grimpe de 14,99% après avoir publié des résultats très supérieurs aux attentes, notamment grâce à l’explosion des ventes réalisées par Gucci (+48% !). LVMH progresse de 9,47% après avoir annoncé deux opérations destinées à simplifier la structure du groupe : le rachat des actionnaires minoritaires de Christian Dior et le renforcement de la famille Arnault dans le capital de LVMH. Les banques continuent leur mouvement avec 9,81% de hausse pour Crédit Agricole et 8 ,48% pour Société Générale. En bas du classement hebdomadaire, TechnipFMC recule de 6,36% en raison de résultats jugés décevants. LafargeHoclcim cède 3,91% après la démission de son directeur général Eric Olsen. Deux autres valeurs seulement terminent dans le rouge cette semaine : Veolia qui perd 1,22% et Pernod Ricard qui baisse de 0,13%.

Marché des changes

Sur le marché des changes, le billet vert se déprécie nettement à 1,0895 dollar pour un euro. Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt d’Etat français à 10 ans est en baisse à 0,84%.

envoyer un email envoyer un email Partager sur LinkedIn

Découvrez les articles sur le même sujet

Le 24.04.2017 par Roger Caniard

#AskRogerCaniard 24 avril 2017

Le 17.07.2017 par Roger Caniard

#AskRogerCaniard 17 juillet 2017

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour une navigation optimale et bénéficier de contenus et services adaptés.

×