Chine-USA : partie de ping-pong

Le 10.04.2018
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Cette semaine, les marchés financiers continuent d’évoluer en dents de scie, influencés par le risque de guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis.

Marchés financiers

La semaine aura été marquée par les menaces de barrières tarifaires, aussi bien du côté chinois qu’américain. La période de surenchère entre les deux pays se poursuit, chacun essayant d’arriver en position de force avant d’entamer les négociations.

Ainsi, en réaction à la volonté de Pékin de taxer 50 milliards de dollars d’exportations américaines, visant les produits auxquels sont particulièrement sensibles les électeurs américains, Donald Trump a demandé à son administration d’étudier une riposte pour un montant de 100 milliards de dollars. Le ministre du commerce chinois a déclaré que son pays répondrait quel qu’en soit le coût. Si l’escalade se poursuit, la Chine risque d’être à court de munitions plus rapidement que les Etats-Unis étant donné le solde commercial entre les deux pays. Toutefois, Pékin dispose toujours d’un argument de poids, à savoir son stock de dette américaine, qui était de plus de 1100 milliards de dollars à la fin de l’année 2017.

Dans le même temps, des déclarations des officiels américains et chinois ont cherché à apaiser les tensions et à ouvrir une période de discussion. Deux forces s’opposent dans le camp américain. D’un côté, la rhétorique agressive de Donald Trump s’inscrit dans un contexte électoraliste, avec en ligne de mire les élections de mi-mandat de novembre 2018 et la prochaine élection présidentielle. L’objectif est de rassurer son électorat sur ses thématiques de campagnes telles que le protectionnisme et l’immigration. De l’autre, les membres du gouvernement américain cherchent à désamorcer la situation pour éviter un emballement de la crise et une incidence trop forte sur les marchés financiers puisqu’une large partie de l’épargne des ménages est investie en actifs financiers. Le nouveau conseiller économique à la Maison-Blanche, Larry Kudlow, a rappelé que les taxes évoquées « ne sont pour l’heure que des propositions ».

En zone euro, l’inflation sous-jacente est restée stable en mars à +1%. Les effets attendus du rebond des prix des services et des biens industriels ont été compensés par les mouvements sur l’euro. Le rythme de progression de l’inflation reste, par conséquent, lent et ne remet pour l’instant pas en question la politique monétaire de la BCE.

Du côté des matières premières, le pétrole regagne des couleurs grâce aux discussions en cours sur un nouvel accord entre l’OPEP et la Russie. Alors que le succès des plafonds de production mis en œuvre conjointement par les pays de l’OPEP et la Russie pour soutenir les cours du baril se confirme semaine après semaine, la Russie a confirmé chercher à inscrire cette coopération dans la durée via la création d’un nouvel organisme de suivi de la production mondiale. Ce nouveau cartel contrôlerait près de 40% de la production mondiale.

Valeurs

Dans ce contexte, le CAC 40 gagne 1,76% à 5 258,24 points. Depuis le début de l’année, l’indice parisien affiche une performance négative de -1,02%.
En anticipation de publications de ventes trimestrielles supérieures aux attentes, le secteur du luxe tire l’indice à la hausse : Kering et LVMH performent respectivement de +7,41% et +4,96% sur la semaine. Total s’adjuge 5,08% grâce à l’annonce d’un accord commercial avec le saoudien Saudi Aramco. En bas du palmarès, Sodexo et STMicroelectronics chutent de nouveau cette semaine à -2,71% et à -3,61%.
 

Marché des changes

Sur le marché des changes, le billet vert termine en légère hausse face à la monnaie unique à 1,2281 dollar pour un euro. Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt d’Etat français à 10 ans reste sur des niveaux stables et clôture la semaine à 0,74%.

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