Coup de froid sur la croissance

Le 18.12.2018
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Semaine du 8 au 14 décembre 2018. Malgré l’apaisement des tensions sino-américaines, les marchés ont été assez volatiles cette semaine, inquiets de la multiplication des signes de ralentissement de la croissance mondiale.

Marchés financiers

Sur le front commercial, la Chine a multiplié cette semaine les concessions : les autorités chinoises ont repris progressivement leurs achats de matières premières (soja) en provenance des Etats-Unis, ont abaissé temporairement les droits de douane sur le secteur automobile et auraient revu le plan « Made in China 2025 ». L’alternance entre compromis et confrontation entre les Etats-Unis et la Chine semble néanmoins devoir durer et reste un élément clé pour les marchés financiers.

Cette phase d’apaisement n’a cependant pas suffi à inverser véritablement la tendance sur les places financières. Les marchés ont ainsi légèrement corrigé en fin de semaine, suite à des publications macroéconomiques décevantes à la fois pour l’économie chinoise (ralentissement de la production industrielle et des ventes au détail), américaine (les premiers impacts liés à la guerre commerciale commençant à se faire sentir), et européenne (les indices d’activité PMI continuent de fléchir pour le mois de décembre, au plus bas depuis 2014, en grande partie en raison d’un repli de l’Italie et de la France).

 

En zone euro, la BCE a d’ailleurs révisé à la baisse ses anticipations de croissance à +1,5% en 2019 contre 1,7% précédemment, tout en maintenant inchangées les prévisions pour 2020 et 2021. Les prévisions d’inflation ont également été revues à la baisse à +1,6% en 2019, +1,7% en 2020 et 1,8% en 2021. Les indications concernant l’évolution de la politique monétaire européenne sont restées identiques : les taux directeurs ont été laissé inchangés, l’arrêt des achats d’actifs au 1er janvier 2019 a été confirmé et aucun relèvement de taux n’est envisagé avant au moins l’été 2019.

 

Le Brexit reste également au centre des attentions. Après avoir annoncé le report du vote du parlement sur l’accord de sortie du Royaume-Uni, Theresa May a remporté le vote de défiance lancé contre elle par l’aile droite du Parti Conservateur. L’Union Européenne n’ayant pas l’air de vouloir faire de nouvelles concessions à la première ministre britannique, il est probable que le vote du parlement ne puisse avoir lieu d’ici Noël. Les incertitudes restent donc totales sur ce dossier.

L’Italie a confirmé ses bonnes intentions vis-à-vis de l’Union Européenne en révisant son déficit cible à 2,04% du PIB, dans le but d’éviter une procédure de déficit excessif. Les effets conjoints de la dégradation des conditions financières intérieures et le ralentissement de la croissance économique ont joué sur l’assouplissement de la position italienne. La probabilité d’un accord final semble désormais plus élevée.

Valeurs

Dans ce contexte, le CAC 40 regagne 0,84% sur la semaine pour terminer à 4 853,70 points. L’indice parisien affiche désormais une performance de -8,64% depuis le début de l’année.

En tête du palmarès hebdomadaire, Pernod Ricard s’envole de 7,54% en raison de l’entrée à son capital du fonds activiste Elliott. Engie gagne 6,43% après avoir démenti les rumeurs de rachat de Suez dont il est l’actionnaire de référence. Dans un contexte favorable aux valeurs défensives, Publicis engrange 3,16%, Veolia Environnement s’adjuge 2,83% et Sodexo monte de 2,52%. Du côté des valeurs en baisse, les craintes sur la croissance économique mondiale et un troisième mois consécutif de recul des immatriculations de voitures neuves en Europe plombent le secteur automobile : Valeo cède 4,11% et Renault se replie de 3,34%. TechnipFMC affiche une baisse de 3,92% suite à une présentation de résultats 2019 très décevante. Les valeurs financières sont aussi malmenées à l’image d’Axa qui recule de 2,65% tandis que Société Générale perd 1,99%.

Marché des changes

Sur le marché des changes, le billet vert termine à 1,1306 dollar pour un euro. Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt d’Etat français à 10 ans remonte légèrement à 0,71%.

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