Coup de froid sur les marchés

Le 30.10.2018
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Semaine du 20 au 26 octobre 2018. Cette semaine, les marchés actions se sont à nouveau inscrits en forte baisse, les investisseurs restant nerveux dans un contexte marqué par de nombreuses sources de tensions : la situation en Italie, l’évolution de la politique monétaire américaine et la pérennité de la croissance économique.

Marchés financiers

En réponse aux questions de Bruxelles, Rome a choisi de maintenir inchangées ses prévisions budgétaires, tout en promettant de ne pas dépasser les objectifs de déficit et d’endettement fixés par ce budget. En l’absence de toute modification, la Commission Européenne a donc été contrainte de rejeter le projet italien, et a donné trois semaines à l’Italie pour faire une nouvelle proposition. Si le gouvernement italien choisissait de poursuivre avec ce budget, Bruxelles pourrait en théorie appliquer des sanctions de l’ordre de 0,2% du PIB. Dans la pratique, Bruxelles devrait continuer à privilégier le dialogue pour éviter de provoquer une crise au sein de l’Union Européenne.

Contrairement à Moody’s, l’agence de notation Standard & Poor’s a annoncé qu’elle ne modifiait pas la notation financière de l’Italie qui reste donc à BBB. En revanche, elle a passé la perspective accompagnant cette note de stable à négative ce qui signifie qu’elle pourrait abaisser la notation italienne dans les six mois à venir.

La réaction des marchés à ces annonces est restée mesurée. Le taux à 10 ans italien termine la semaine sur des niveaux inchangés, autour des 3,5%, même si l’écart avec le taux allemand est en hausse. A ce stade, il n‘y a pas non plus d’effet de contagion aux autres pays de la zone euro. Du coté des actions, la bourse de Milan affiche un repli limité de 2,08% sur la semaine.

Concernant la politique monétaire européenne, la dernière réunion de la BCE n’a débouché sur aucune surprise. L’arrêt des achats d’actifs a été confirmé pour la fin d’année, et la première hausse de taux est toujours repoussée au-delà de l’été 2019. Malgré la publication la veille d’indicateurs d’activité inférieurs aux attentes pour le mois d’octobre, Mario Draghi a délivré un message plutôt optimiste sur la conjoncture européenne. Il a admis une « dynamique un peu plus faible qu’attendu » mais a souligné que les indicateurs restaient supérieurs aux moyennes historiques. Aucune aggravation des risques n’a été mentionnée, en particulier en lien avec le budget italien.

Aux Etats-Unis, la croissance continue à accélérer. Elle est ressortie en hausse au troisième trimestre à 3% sur un an, portée par la vigueur de la demande domestique et les dépenses publiques. En outre, selon les premières statistiques, l’activité a encore augmenté au mois d’octobre.

Valeurs

Dans ce contexte, le CAC 40 termine la semaine en fort repli de 2,31% à 4 967,37 points, tombant sous la barre des 5 000 points pour la première fois depuis avril 2017. La performance annuelle de l’indice parisien est désormais négative de 6,50%.

Kering termine en tête de l’indice avec une hausse de 4,78% sur la semaine. Le groupe de luxe a confirmé ses bons résultats du premier semestre en publiant un chiffre d’affaires supérieur aux attentes pour le trimestre écoulé, toujours tiré par la marque Gucci qui affiche une progression de 35% de ses ventes sur les trois derniers mois. EssilorLuxottica prend 2,77% après avoir annoncé une hausse de son chiffre d’affaires et avoir confirmé ses objectifs annuels. Schneider Electric gagne 2,30% après avoir relevé ses objectifs de croissance pour l’année en cours. De même, Safran s’adjuge 2,05% après sa publication de résultats. En revanche, les investisseurs ont violemment sanctionné les entreprises qui ont déçu. Ainsi, Atos chute de 23,09% sur la semaine (dont 22% sur la seule journée de mardi) après avoir lancé un avertissement sur ses résultats annuels. Même cause, même punition pour Valeo qui recule de 20,41%. Malgré un bon troisième trimestre, STMicroelectronics termine en baisse de 12,34% en raison de perspectives jugées décevantes. 

Marché des changes

Sur le marché des changes, le dollar est en hausse face à la monnaie unique à 1,1403 dollar pour un euro. Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt d’Etat français à 10 ans continue à se détendre et termine à 0,74%.

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