Descente olympique

Le 13.02.2018
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Sur les marchés financiers, la tendance défavorable observée la semaine passée s’est amplifiée. Les marchés actions ont fortement corrigé suite aux anticipations de durcissement des politiques monétaires des banques centrales. Dans le même temps, les rendements obligataires ont été volatils. Marqués par une nette baisse en début de semaine, ils ont finalement terminé sur leurs niveaux de la semaine passée.

Marchés financiers

A son tour, la Banque d’Angleterre a annoncé que son taux directeur pourrait être relevé plus rapidement et plus fortement que prévu. L’institution motive cette conclusion par des prévisions économiques en hausse (1,8% de croissance du PIB attendu pour les 3 prochaines années) et une inflation qui devrait rester supérieure à 2% en 2018 et 2019.

Aux Etats-Unis, le président de la Fed de New-York a enfoncé le clou après la conclusion du comité monétaire. Il a indiqué que la forte baisse des indices boursiers ne modifiait pas les intentions de la Fed, précisant même qu’il jugeait « raisonnable » d’appliquer trois hausses de taux cette année. La publication de statistiques montrant une accélération de l’activité dans le secteur des services en janvier n’a pas permis d’inverser la tendance. Les indices américains ont reculé de plus de 5% sur la semaine et d’environ 9% sur les deux dernières semaines. Dans ce contexte, les investisseurs seront très attentifs aux chiffres relatifs à l’inflation de janvier qui sortiront à partir de mercredi.

En zone euro également, les bonnes nouvelles économiques n’ont pas réussi à enrayer le repli des marchés actions. La mesure de l’activité a fait ressortir une nouvelle accélération en janvier après la forte hausse de décembre. La Commission européenne a confirmé la solide dynamique de l’économie en relevant ses prévisions de croissance de 0,2% pour 2018 à 2,3% et de 0,1% pour 2019 à 2,0%. Pour la France, elle anticipe une progression du PIB de 2% en 2018 et 1,8% en 2019.
Sur le plan politique, en Allemagne, les négociations pour la formation d’une coalition CDU-CSU et SPD se sont achevées avec succès. Il ne reste plus qu’un obstacle à franchir avec le vote des adhérents SPD. S’il est positif, un gouvernement pourrait être constitué d’ici la fin du mois de mars, soit six mois après les élections législatives.

 

Valeurs

Sur la semaine, le CAC 40 termine à nouveau en forte baisse de 5,33% à 5 079,21 points. Depuis le début de l’année, l’indice parisien affiche désormais un bilan négatif de -4,39%.
Seules trois valeurs parviennent à terminer dans le vert. Les investisseurs ont salué la publication de résultats de Publicis qui gagne 2,20%. Accor grignote 0,45% alors que, selon des rumeurs, le groupe hôtelier serait proche de boucler la vente partielle de sa branche immobilière HotelInvest. Enfin, Pernod Ricard s’adjuge 0,39% après avoir relevé ses objectifs annuels. En bas du palmarès hebdomadaire, TechnipFMC subit l’impact de la baisse des cours du pétrole et plonge de 10,78%. Sanofi se replie de 9,38% après avoir publié des résultats jugés décevants. Vinci cède 8,25% malgré des résultats annuels solides, plombé par son niveau d’endettement dans un contexte de hausse des taux d’intérêts.

 

Marché des changes

Sur le marché des changes, le billet vert profite de son statut de valeur refuge pour regagner du terrain face à la monnaie unique. Il termine à 1,2252 dollar pour un euro. Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt d’Etat français à 10 ans est à 0,99%.

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