Donald, libre dans sa tête

Le 12.12.2017
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Semaine du 2 au 8 décembre 2017. Cette semaine, les investisseurs ont salué l’avancée décisive du projet de réforme fiscale aux Etats-Unis et les progrès réalisés dans les négociations sur le Brexit. La semaine prochaine sera marquée par les réunions de nombreuses banques centrales parmi lesquelles la Fed et la BCE.

Marchés financiers

Aux Etats-Unis, l’adoption de la réforme fiscale par le Sénat a soulagé les investisseurs. Ce premier grand succès de la présidence Trump a été obtenu de justesse dans la nuit de vendredi à samedi, 51 sénateurs ayant voté pour et 49 contre. Le texte doit désormais faire l’objet d’une harmonisation avec celui voté par la Chambre des représentants en novembre. L’objectif est d’arriver à un projet de loi avant Noël. Dans le domaine politique toujours, Donald Trump mène actuellement des négociations avec le Congrès concernant le budget, afin d’obtenir le relèvement du plafond de la dette américaine et éviter le "shutdown". Les parlementaires se sont pour l’instant accordés deux semaines supplémentaires de délai en adoptant une loi de financement temporaire. Ils ont désormais jusqu’au 22 décembre pour parvenir à un compromis.
A quelques jours de la réunion du comité de politique monétaire de la Fed, la publication du rapport sur l’emploi au mois de novembre a confirmé deux tendances importantes. Tout d’abord, le marché se porte bien avec des créations de postes toujours solides et un taux de chômage qui demeure à un plus bas de 17 ans à 4,1%. D’autre part, malgré ces conditions favorables, la progression des salaires reste modérée ce qui ne devrait pas aider à faire décoller l’inflation.
 
En zone euro, les investisseurs ont également bien accueilli les avancées sur la réforme fiscale américaine. L’accord entre Londres et Bruxelles sur la première phase des négociations du Brexit a également été jugé positif. Après des mois d’échanges stériles, il rassure sur la capacité des deux parties à s’entendre et surtout, il permet de lancer les discussions relatives au futur cadre commercial des échanges avec le Royaume-Uni. A ce sujet, la possibilité de mettre en place une période de transition de deux ans après l’échéance du 30 mars 2019 a déjà été évoquée. C’est une solution qui serait favorable aux entreprises car elle leur permettrait d’avoir plus de temps pour s’adapter.
Du côté de la réglementation, le secteur bancaire a salué les nouvelles dispositions adoptées par le Comité de Bâle. Le consensus trouvé entre les principales autorités bancaires mondiales pour renforcer la stabilité des banques s’avère finalement moins contraignant qu’anticipé.
Enfin, les dernières données publiées ont confirmé la bonne tenue de la croissance en zone euro avec une progression de 0,6% du PIB au troisième trimestre.

Valeurs

Dans ce contexte, le CAC 40 reprend 1,55% sur la semaine et clôture juste sous les 5 400 points à 5 399,09 points. Depuis le début de l’année, l’indice parisien affiche une performance de +11,04%.
Les grands groupes présents outre Atlantique et donc susceptibles de bénéficier de la réforme fiscale ont surperformé cette semaine à l’image d’Essilor (+6,17%), Air Liquide (+4,51%) ou encore Publicis (+3,15%). Les valeurs bancaires ont également terminé la semaine en fanfare : Société Générale s’adjuge 4,66%, Crédit Agricole gagne 4,56% et BNP Paribas grimpe de 3,48%.

Marché des changes

Sur le marché des changes, le billet vert a terminé la semaine en hausse face à la monnaie unique à 1,1773 dollar pour un euro. Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt d’Etat français à 10 ans est quasi stable à 0,63%.

Décryptage de l'actualité financière

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