Elections américaines : armistice !

Le 13.11.2018
Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur LinkedIn

Cette semaine, la prudence est restée de mise sur les marchés financiers dans un contexte toujours marqué par de nombreuses incertitudes : renforcement du protectionnisme et ralentissement de la croissance mondiale, bras de fer sur le budget de l’Italie et attente d’un accord relatif au Brexit.

Marchés financiers

Aux Etats-Unis, le résultat des élections de mi-mandat a été conforme aux attentes avec la perte de la Chambre des Représentants par les républicains au profit des démocrates, mais le renforcement de leur majorité au Sénat. Les marchés actions américains ont été soulagé par l’absence de surprise et la fin de l’incertitude liée à cette échéance. En termes d’impact politique, cette cohabitation pourrait notamment entraver les décisions du président Trump susceptibles de dégrader la dette américaine. Il lui faudrait, en effet, arriver à trouver un compromis avec le parti démocrate, ce qui paraît difficile à croire, même si au lendemain des élections, chacun des deux camps s’est montré ouvert au dialogue. Les taux américains se sont d’ailleurs détendus après la publication des résultats électoraux. Sur la politique extérieure en revanche, la cohabitation ne devrait pas empêcher Donald Trump de maintenir un biais protectionniste, le président utilisant la voie des décrets, évitant ainsi de demander l’avis du Congrès.

Ces résultats n’ont pas modifié la communication de la Fed qui a laissé sa politique monétaire inchangée. La banque centrale a souligné la bonne tenue de la croissance économique, soutenue par la consommation intérieure et la solidité du marché du travail. Dans ce contexte, les anticipations d’une hausse des taux directeurs pour le mois de décembre se sont significativement renforcées.

En Europe, la commission européenne a mis à jour ses prévisions économiques, actant le ralentissement un peu plus marqué que prévu de la croissance. Pour 2018, Bruxelles anticipe une progression du PIB de la zone euro de 2,1% contre 2,3% il y a six mois. Pour 2019, la croissance devrait ralentir à 1,9%, soit une baisse de 0,1% des prévisions, puis pour 2020 à 1,7%. Dans le détail par pays, c’est l’Allemagne qui a subi la plus forte révision en raison de sa dépendance au commerce mondial. A quelques jours de l’expiration du délai fixé à l’Italie pour ajuster son budget, la commission a relancé le bras de fer en annonçant s’attendre pour le pays à une croissance de 1,2% en 2019 et à un dérapage du déficit budgétaire à 2,9% et 3,1% du PIB pour 2019 et 2020. De son côté, le gouvernement italien table dans son budget sur une croissance de 1,5% pour 2019 et sur un déficit budgétaire limité à 2,4% et 2,1% du PIB pour les deux années à venir.

Après une nouvelle semaine de repli, les prix du pétrole affichent un recul de l’ordre de 20% depuis le début du mois d’octobre, avec un baril autour de 70 dollars pour le Brent et de 60 dollars pour le WTI. Cette chute s’explique par divers facteurs. D’une part, la demande d’or noir est attendue en baisse dans un contexte de ralentissement de la croissance mondiale. D’autre part, l’offre s’avère plus importante que prévue en raison de l’augmentation des productions américaine, russe et saoudienne. A cela s’ajoute des dérogations accordées à la dernière minute par les Etats-Unis pour l’importation de pétrole iranien.

Valeurs

Dans ce contexte, le CAC 40 grignote +0,09% sur la semaine, pour terminer à 5 106,75 points. L’indice parisien affiche désormais une performance négative de -3,87% depuis le début de l’année.

Sodexo grimpe de 7,70% après avoir confirmé ses objectifs annuels et annoncé le redressement de ses activités aux Etats-Unis. Veolia s’adjuge 7,54% grâce à l’accélération de sa croissance au troisième trimestre. Engie gagne 5,58% après la publication de ses résultats et la confirmation de ses objectifs annuels. Du côté des valeurs en repli, les équipementiers automobiles sont à nouveau sous pression après des données économiques chinoises mitigées. Valeo perd ainsi 9,46% après sa belle remontée la semaine passée. Le secteur du luxe également repart à la baisse suite à la faiblesse des résultats dévoilés par Richemont. Kering recule ainsi de 6,60% et LVMH de 4,68%.

Marché des changes

Sur le marché des changes, le billet vert continue à se renforcer face à la monnaie unique à 1,1336 dollar pour un euro. Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt d’Etat français à 10 ans est stable à 0,79%.

Gérer mon épargne

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur LinkedIn
Découvrez les supports financiers MACSF
Gamme financière MACSF

Fonds en euros, SCPI, unités de compte... La gamme de supports financiers MACSF est diversifiée, complète et sélective.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour une navigation optimale et bénéficier de contenus et services adaptés.

×