Emmenez moi... en haut des taux

Le 09.10.2018
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Sur les marchés financiers, la semaine a été marquée par l’appréciation des taux obligataires et le repli des marchés actions suite au discours de la Réserve fédérale américaine.

Marchés financiers

Aux Etats-Unis, le président de la Fed Jerome Powell a évoqué des perspectives économiques « remarquablement positives » pour le pays, caractérisées par une forte croissance, un chômage bas et une inflation maîtrisée. Ces commentaires ont donné l’impression que le resserrement monétaire américain pourrait être plus rapide qu’anticipé par les investisseurs. Le dollar et les taux obligataires américains se sont donc orientés à la hausse. En fin de semaine, le taux à 10 ans a clôturé au-dessus de 3,20%, au plus haut depuis 2011. Dans le même temps, les marchés actions ont mal réagi à la perspective d’un moindre soutien de la banque centrale et se sont inscrits à la baisse. Les statistiques économiques sont venues soutenir les propos du patron de la Fed, renforçant les mouvements initiés sur les différentes classes d’actifs. Sur le front de l’emploi, les créations de postes sont restées solides en août et septembre et le taux de chômage a poursuivi son repli à 3,70% de la population active. L’activité a maintenu, quant à elle, un fort niveau de croissance.

En Europe, c’est toujours l’Italie qui concentre l’attention des investisseurs. Après la réaction négative des marchés la semaine passée, le gouvernement a montré des signes de bonne volonté. Une nouvelle version budgétaire a fixé le niveau du déficit à 2,4% du PIB pour 2019 puis à 2,1% en 2020 et 1,8% en 2021. Les hypothèses de croissance sous-jacentes ont également été abaissées pour lui redonner de la crédibilité. Cette démarche n’a pourtant pas convaincu, et les taux italiens, tout comme les actions, ont continué à se dégrader. Outre le résultat des négociations avec la commission européenne, les investisseurs attendent désormais le verdict des agences de notation qui pourraient dégrader la note de l’Italie d’ici la fin du mois. Ce contexte, conjugué à la hausse des taux américains, a entraîné une nette appréciation des taux obligataires européens. La réaction des marchés actions a été la même de ce côté de l’Atlantique avec le repli marqué des indices européens.

Valeurs

En France, le CAC 40 termine la semaine en repli de 2,44% à 5 359,36 points. En conséquence, l’indice parisien réduit sa performance annuelle qui s’établit désormais à 0,88%.

Publicis termine en tête de l’indice avec une hausse de 3,22%. Cap Gemini, qui a annoncé deux acquisitions cette semaine, grimpe de 3,04%. Les valeurs financières profitent de l’augmentation des taux à l’image d’Axa qui s’adjuge 2,42% et Crédit Agricole qui prend 1,74%. Dans un contexte déjà tendu, les commentaires négatifs de la part d’analystes enfoncent un peu plus les équipementiers automobiles parmi lesquels Valeo qui chute de 12,81%. Le luxe enregistre également une semaine difficile avec Kering qui recule de 7,06%, Hermès qui cède 6,24% et LVMH qui perd 6,04%. La mise en place par la Chine d’un contrôle douanier renforcé sur les voyageurs chinois en provenance d’Europe est à l’origine du repli de ce secteur.

Marché des changes

Sur le marché des changes, le dollar est en hausse face à la monnaie unique à 1,1472 dollar pour un euro. Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt d’Etat français à 10 ans est en nette hausse à 0,90%.

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