I conte ritorno !

Le 05.06.2018
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Cette semaine, les marchés financiers européens ont continué à être pénalisés par les incertitudes politiques en Italie et en Espagne, ainsi que par les tensions commerciales avec les Etats-Unis. Outre Atlantique, la tendance est restée haussière grâce à des indicateurs économiques toujours bien orientés.

Marchés financiers

 
En Europe notamment, la semaine a été marquée par les rebondissements de la politique italienne. Après l’adoubement de Giuseppe Conte, rapidement suivie par sa démission, le Président de la république avait lancé la formation d’un gouvernement de technocrates pour permettre de traiter les affaires courantes. L’issue la plus probable à cette situation était alors l’organisation de nouvelles élections législatives. Mais finalement, après de nouvelles négociations, la Ligua, le M5S et la Président Mattarella ont réussi à trouver un terrain d’entente, conduisant au retour de M. Conte a la tête d’un gouvernement dont les deux leaders politiques font également parti, M. Salvini de la Ligua comme ministre de l’Intérieur et M. Di Maio du M5S comme ministre du travail, du développement économique et des politiques sociales. La fin de l’incertitude et la nomination aux postes clés de ministres favorables au maintien dans la zone euro ont permis d’apaiser les tensions sur les marchés. Elles devraient toutefois perdurer en raison de la politique budgétaire prévue par l’accord de coalition qui détériorerait les finances italiennes déjà fragiles.

En Espagne, après une semaine tendue, les choses se sont également calmées vendredi avec la démission de Mariano Rajoy et la reprise du poste de premier ministre par le socialiste Pedro Sanchez. Sa capacité à gouverner devrait néanmoins être limitée car il ne dispose pas de majorité parlementaire. La possibilité d’élections anticipées n’est donc pas exclue. Le nouveau chef, dont le gouvernement doit être présenté d’ici quelques jours, s’est en tout cas engagé à respecter les accords conclus avec Bruxelles en termes de budget pour 2018 et 2019. Il a aussi proposé de reprendre le dialogue avec la Catalogne.

Du coté macroéconomique, les dernières données relatives à l’inflation en zone euro ont nettement rassuré. En effet, avec la hausse du pétrole, les prix ont rebondi en mai à 1,9% sur un an, ce qui indique que le recul du mois précédent n’était que passager. L’inflation « core » s’est également améliorée à 1,1% sur un an. Avec ces bonnes nouvelles, les investisseurs ne seront que plus attentifs au discours de la BCE dont la prochaine réunion se tiendra le 14 juin. Elle devra également s’exprimer sur l’affaiblissement de la croissance et le risque grandissant lié au protectionnisme américain.

En effet, le président Donald Trump devrait poursuivre son offensive commerciale dans la perspective des élections de mi-mandat prévues le 6 novembre. Ainsi, il a annoncé cette semaine que la période d’exemption relative à l’application des taxes douanières sur l’acier et l’aluminium prenait fin, et qu’en l’absence d’avancées suffisantes dans les négociations, ces taxes s’appliqueraient désormais au Canada, au Mexique et à l’Union Européenne. Ces Etats ont évidemment déclaré qu’ils travaillaient sur des mesures de rétorsions à l’égard des Etats-Unis.

Dans le même temps, les marchés américains ont profité d’une série d’indicateurs macroéconomiques positifs. Du côté de la consommation, les dépenses des ménages ont bien progressé en avril (+0,6%). L’inflation se rapproche toujours de la cible des 2% avec un indicateur à 1,8% en avril. L’activité manufacturière a bien rebondi en mai et reste sur un niveau de croissance important. Enfin la situation s’améliore toujours sur le marché de l’emploi avec une hausse des créations de postes, un recul du chômage et une accélération des hausses de salaires.
 

Valeurs

 

Dans ce contexte, le CAC 40 cède 1,39% sur la semaine pour retomber à 5 465,53 points. Depuis le début de l’année, l’indice parisien affiche désormais une performance de +2,88%.

TechnipFMC (+4,79%) et Total (+3,27%) réalisent les meilleures progressions dans le sillage du rebond du prix du pétrole. Grâce au rebond de l’euro en deuxième partie de semaine, les valeurs exportatrices grimpent à l’instar d’Atos (+2,03%) ou encore Kering (+0,88%). Le secteur aéronautique bénéficie, en outre, de commentaires favorables, permettant à Safran et Airbus de s’adjuger respectivement +2,17% et +1,20%. Les valeurs bancaires occupent le bas du palmarès : BNP Paribas chute de 10,98%, Société Générale cède 7,65% et Crédit Agricole recule de 4,78% dans le sillage du secteur bancaire italien.
 

Marché des changes

 
Sur le marché des changes, la monnaie unique s’apprécie légèrement face au billet vert à 1,1659 dollar pour un euro. Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt d’Etat français à 10 ans est stable à 0,71%.
 

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