Kim Cool

Le 16.08.2017
Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur LinkedIn

Semaine du 5 au 11 août 2017. La semaine a été rythmée par les échanges et le regain de tensions géopolitiques entre les Etats-Unis et la Corée du Nord.

Marchés financiers

Les tensions ravivées entre les Etats-Unis et la Corée du Nord ont conduit à une hausse de volatilité et à une relative bonne performance des actifs « refuges ». L’aversion pour le risque aura provoqué dans un premier temps une baisse des taux souverains et un repli des indices boursiers. Cependant, la désescalade amorcée par le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a permis aux marchés de souffler un peu et de retrouver un léger appétit pour le risque.
Les principaux indices américains ont reculé cette semaine : le S&P 500  et le Nasdaq terminent tous deux  la semaine en baisse, respectivement de 1,4% et 1,9%. En zone euro, les marchés financiers ont également corrigé : l’EuroStoxx 50 a terminé la semaine en baisse de près de 3%. Les marchés actent ce regain du risque géopolitique. De plus, les conséquences sur la valorisation des actifs semblent être amplifiées par la baisse saisonnière des volumes échangés. A ce stade, il est encore peu probable qu’il y ait une réelle déstabilisation des bons fondamentaux de l’économie mondiale, cette « jonglerie rhétorique » restant très diplomatique. Du côté de l’économie américaine, les dernières publications concernant le marché du travail confirment le quasi plein-emploi. Le taux de chômage s’établit désormais à 4,3%, stable par rapport au mois de juin. Enfin, la publication des résultats s’achève : en définitive, les sociétés ont dévoilé une croissance solide du chiffre d’affaires de 5% et des bénéfices de près de 11%.
L’or noir n’a pas résisté à l’aversion au risque cette semaine : le Brent de mer du Nord a perdu près de 2% pour terminer la semaine autour de 51 dollars le baril. Dans son rapport mensuel, l’OPEP a révisé à la hausse ses estimations de la demande pour 2017 et 2018 et dans le même temps, la production du cartel est ressortie en hausse pour juillet, expliquée notamment par la hausse de productions libyenne et nigériane. Cependant, à l’issue de la réunion OPEP/non-OPEP à Abu Dhabi les 7 et 8 août dernier, les pays partenaires ont affiché unanimement leur soutien à l’accord de baisse de production.

Valeurs

Dans ce contexte, le CAC 40 termine la semaine en baisse de 2,74% à 5 060,92 points. Sur cinq jours, tous les composants de l’indice sont dans le rouge, à commencer par Vivendi (-6,34%), Société Générale (-5,25%), Nokia (-5,05%) ; à l’exception de Crédit Agricole qui gagne péniblement 0,77%. La banque termine le premier semestre 2017 avec un résultat net en forte hausse. Depuis le début de l’année, le titre Crédit Agricole affiche un parcours remarquable : +27%. Depuis le début de l’année, l’indice parisien affiche une progression de 4,08%.

Marché des changes

Sur le marché des changes, le billet vert est toujours en baisse face à la monnaie unique et clôture la semaine à 1,1821 dollar pour un euro. Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt d’Etat français à 10 ans diminue, pour revenir à ses niveaux de début d’année, à 0,68%.

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur LinkedIn

Découvrez les articles sur le même sujet

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour une navigation optimale et bénéficier de contenus et services adaptés.

×