L'Allemagne pédale dans la choucroute

Le 12.02.2019
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actualité financière du 5 février 2019

Semaine du 2 au 8 février 2019. Sur les marchés financiers cette semaine, la multiplication des signes de dégradation de l’environnement économique en Europe et le manque de concrétisation des négociations commerciales sino-américaines ont fini par mettre fin au rallye de début d’année des marchés actions.

Marchés financiers

En Europe, au vu des dernières publications, il semblerait que le ralentissement de la croissance n’ait pas encore atteint son point bas. Depuis la semaine dernière, deux pays en particulier concentrent les inquiétudes des investisseurs : l’Italie et l’Allemagne. Comme précédemment évoqué, la récession enregistrée au deuxième semestre 2018 par Rome n’est pas de bon augure pour le respect du budget 2019 qui repose sur une hypothèse de croissance de 1% pour l’année. En Allemagne, première puissance économique de la zone euro, la production industrielle a reculé en décembre pour le troisième mois consécutif tandis que les commandes à l’industrie ont amplifié leur repli en fin d’année. Toutefois, de bonnes nouvelles sont venues de l’industrie automobile qui est repartie de l’avant en décembre, de même que le commerce extérieur. Dans ce contexte, l’estimation du PIB allemand pour le quatrième trimestre est très attendue après son recul de 0,2% au troisième trimestre.

Après le FMI et la BCE, cette dégradation des perspectives économiques a été actée par la Commission européenne qui a revu en nette baisse ses projections pour la zone euro. Bruxelles table désormais sur une croissance de 1,3 % du PIB, contre 1,9 % prévu trois mois plus tôt. La Commission revoit également son estimation de croissance 2018 à 1,9 %, contre 2,1 % précédemment. Pour 2020, la correction est moindre avec une hausse de 1,6 % attendue contre 1,7 % auparavant. Les projections d’inflation ont également été abaissées, à 1,4% pour 2019 contre 1,8% précédemment, et à 1,6% pour 2020. Tous ces éléments devraient inciter la banque centrale européenne à poursuivre sa politique monétaire accommodante.

Aux Etats-Unis, ce sont surtout les commentaires relatifs aux discussions commerciales avec la Chine qui ont refroidi les investisseurs. La rencontre entre le président Donald Trump et son homologue chinois ne devrait pas avoir lieu avant le début du mois de mars, date de fin de la période de gel des surtaxes douanières. En outre, il a été précisé que cette rencontre était un préalable à tout accord. L’espoir de voir émerger un compromis d’ici le 1er mars paraît donc sérieusement remis en question.

Enfin, outre les nombreuses publications de résultats d’entreprises attendues, deux échéances importantes seront à suivre cette semaine. Au Royaume-Uni, à moins de 50 jours de la date de sortie de l’Union Européenne aura lieu un nouveau vote du Parlement relatif au Brexit. Et aux Etats-Unis s’achève vendredi la période de financement de l’administration. Faute d’accord, un nouvel épisode de shutdown pourrait débuter.

Valeurs

Dans ce contexte, le CAC 40 cède 1,15% sur la semaine à 4 961,64 points. L’indice parisien affiche désormais une performance positive de +4,88% depuis le début de l’année.
Dassault Systèmes bondit de 15,72% après avoir annoncé une hausse de 8% de son chiffre d’affaires et de plus de 9% de son bénéfice net annuel en 2018. Le secteur du luxe poursuit sa progression suite aux solides publications d’Estée Lauder et de L’Oréal. Ce dernier s’adjuge 3,31% tandis qu’Hermès gagne 0,57%. Pernod Ricard, également porté par de bons résultats, grimpe de 2,87% dans un contexte favorable aux valeurs défensives. En bas du palmarès hebdomadaire, Publicis chute de 12,93% en raison d’une croissance jugée décevante. Le secteur automobile est en nette baisse après de mauvais chiffres d’immatriculations en Europe pour janvier et des publications décevantes de FCA et Daimler. Valeo recule de 12,62%, Renault cède 7,82% et Peugeot perd 7,28%. Enfin, Société Générale se replie de 9,31% après avoir abaissé ses objectifs à horizon 2020.

Marché des changes

Sur le marché des changes, le billet vert rebondit face à la monnaie unique et termine à 1,1323 dollar pour un euro. Sur le marché obligataire, la baisse des taux se poursuit avec un rendement de l’emprunt d’Etat français à 10 ans à 0,54%, un plus bas de deux ans.

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