Les allemands hors-jeu ?

Le 20.06.2018
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Cette semaine les marchés financiers ont dû faire face aux réunions des banques centrales, à une nouvelle montée du protectionnisme entre les Etats-Unis et la Chine et à une période politique mouvementée pour Angela Merkel.

Marchés financiers

 
En Europe, les marchés financiers ont réagi aux différentes interventions en amont de la réunion de la BCE qui aura lieu le 14 juin. Peter Praet, le chef économiste de la banque centrale européenne, s’est montré plus confiant sur le retour progressif de l’inflation vers son objectif. Il a déclaré que le sujet de la fin du programme de rachats d’actifs serait discuté lors de la prochaine réunion de la BCE. Le président de la Bundesbank a, pour sa part, estimé qu’il était possible que le programme prenne fin d’ici la fin de l’année. Suite à ces déclarations, l’euro s’est renchéri sur la semaine et les taux obligataires se sont tendus. Le taux allemand à 10 ans a pris près de 6 points de base sur la semaine et le taux français 11 pb.

Les indicateurs économiques ont été plus rassurants avec des ventes au détail, reflet de la consommation intérieure, qui ont rebondi de façon inattendue en mai. De même, le décryptage du PIB européen pour le premier semestre (+0,4% contre +0,7% au dernier trimestre 2017) montre que le ralentissement de la croissance est surtout lié au commerce extérieur, alors que les investissements sont en hausse et que la consommation est restée solide.

Sur le plan politique, les investisseurs ont été soulagé par la présentation du gouvernement du nouveau premier ministre espagnol Pedro Sanchez. Outre le fait qu’il soit pro européen, ce gouvernement apparait également discipliné sur le plan économique. De ce fait, l’indice espagnol IBEX 35 s’est redressé cette semaine et le taux à 10 ans espagnol est resté stable. En Italie, en revanche, Giuseppe Conte a déclaré qu’il n’était pas question de quitter la zone euro mais qu’il comptait bien appliquer la politique budgétaire prévue par l’accord de coalition. En conséquence, la bourse italienne a reculé de près de 3% sur la semaine et le spread italien s’est encore accru.

Aux Etats-Unis, les marchés sont restés bien orientés grâce à des statistiques économiques toujours positives. L’activité a encore augmenté au mois de mai, témoignant du rythme toujours soutenu de la croissance. La baisse du dollar face à l’euro a également profité aux marchés actions. Enfin, la prochaine réunion de la Fed qui se tiendra le 13 juin devrait déboucher sur une nouvelle hausse des taux directeurs.

 

Valeurs

 
Dans ce contexte, le CAC 40 cède 0,28% sur la semaine pour retomber à 5 450,2 points. Depuis le début de l’année, l’indice parisien affiche désormais une performance de +2,59%.

Michelin termine en hausse de 3,93% grâce aux commentaires positifs d’analystes. STMicroelectronics profite du nouveau record établi par le Nasdaq pour gagner 3,34%. Kering s’adjuge 3,34% après avoir dévoilé des objectifs ambitieux pour sa filiale Gucci. Le secteur du luxe qui a enregistré de belles performances cette année (+38% pour Kering, +22% pour LVMH et +11% pour L’Oréal) va accroître sa présence au sein du CAC 40 avec l’entrée d’Hermès le 18 juin en remplacement de LafargeHolcim. Les valeurs du luxe représenteront alors à elles quatre près d’un quart de la capitalisation boursière de l’indice, loin devant les secteurs bancaire, pétrolier et automobile ! Du coté des valeurs en baisse, Accor chute de 8,82% après avoir montré son intérêt pour une entrée au capital d’Air France. Publicis recule de 5,28% dans le sillage de son concurrent anglais WPP. Schneider Electric cède 3,13% en raison de rumeurs évoquant un deuxième semestre plus difficile que prévu suite à la hausse du coût des matières premières.

 

Marché des changes

 
Sur le marché des changes, la monnaie unique s’apprécie nettement face au billet vert à 1,1769 dollar pour un euro. Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt d’Etat français à 10 ans termine aussi en nette hausse à 0,82%.
 

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