Les bas taux s’éloignent…

Le 11.07.2017
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Semaine du 1er au 7 juillet 2017. Cette semaine, les marchés financiers ont dû intégrer le scénario d’un resserrement des politiques monétaires en Europe comme aux Etats-Unis après la publication des minutes de la BCE et de la FED.

Marchés financiers

Aux Etats-Unis, les minutes de la Fed n’ont pas révélé de nouveaux éléments. Les investisseurs en ont conclu que le resserrement monétaire devrait se poursuivre comme prévu avec une hausse supplémentaire des taux au second semestre et le déclenchement des mesures de réduction du bilan. Les chiffres publiés cette semaine ont alimenté ce scénario. L’emploi se porte toujours bien avec des créations de postes en juin nettement supérieures aux attentes. Le taux de chômage reste bas à 4,4% de la population active. La progression des salaires de 0,2% sur la période est en revanche décevante, alors que l’évolution de l’inflation reste, aux Etats-Unis comme en Europe, sujet à débat au sein des banques centrales. Du côté de l’économie, les données relatives au mois de juin sont rassurantes. Les indicateurs montrent une forte accélération de l’activité manufacturière en juin après trois mois décevants, tandis que dans les services, le rythme d’expansion reste élevé.
En conséquence, les taux obligataires américains sont orientés à la hausse et ont clôturé la semaine proche des 2,40% sur le 10 ans. Ils restent néanmoins inférieurs au niveau de début d’année qui se situait autour des 2,45%.

En Europe, le compte rendu de la dernière réunion a confirmé que la BCE avait probablement tourné la page du relâchement monétaire. La confiance dans la reprise économique se renforce, de même que les anticipations d’inflation. Pour les membres de la Banque centrale européenne, la réflexion porterait désormais sur la normalisation de la politique monétaire, dans le sillage de la Réserve fédérale américaine, de la Banque d’Angleterre et de la Banque du Canada. Elle pourrait débuter par une nouvelle réduction du programme de rachat d’actifs qui est actuellement de 60 milliards d’euros par mois, mais vraisemblablement pas avant le mois de septembre. D’ici là, les publications de données économiques, et notamment celles liées à l’inflation, devraient être scrutées attentivement par les investisseurs et pourraient provoquer une certaine volatilité sur les marchés.
Cette semaine, les indicateurs d’activité relatifs au mois de juin ont confirmé la robustesse de la reprise. Le rythme d’expansion de l’activité se maintient à un niveau élevé malgré un peu d’érosion par rapport au mois de mai.
Dans ce contexte, le mouvement entamé la semaine dernière s’est poursuivi avec la hausse des taux obligataires et la moindre performance des marchés actions.

Valeurs

Dans ce contexte, le CAC 40 termine la semaine en légère hausse de 0,48% à 5 145,16 points. Depuis le début de l’année, l’indice parisien affiche une progression de 5,82%.
Peugeot bondit de 5,24% sur la semaine après avoir obtenu le feu vert des autorités européennes de la concurrence pour le rachat des activités d’Opel / Vauxhall. Le secteur bancaire reste bien orienté dans un contexte de perspectives de taux en hausse : Société Générale prend 4,91%, Axa grimpe de 4,38%, Crédit Agricole gagne 4,33% et BNP Paribas engrange 3,90%. En bas du palmarès hebdomadaire, Sodexo subit les foudres des investisseurs après avoir publié un chiffre d’affaires décevant pour le trimestre écoulé et avoir abaissé son objectif de croissance pour l’année. Le titre recule de 8,08%. Carrefour cède 3,93% à l’issue de l’annonce de ses résultats trimestriels. Le chiffre d’affaires du distributeur affiche une solide progression, malheureusement soutenue par une politique de prix et des offres promotionnelles qui devraient peser sur ses marges. Enfin, Unibail-Rodamco se replie de 3,22% en réaction aux anticipations de hausse de taux qui devraient peser sur les valeurs immobilières.

Marché des changes

Sur le marché des changes, le billet vert se reprend un peu face à la monnaie unique à 1,1401 dollar pour un euro. Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt d’Etat français à 10 ans est en hausse à 0,94%.

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