Les marchés dans l'oeil du cyclone

Le 12.09.2017
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Semaine du 2 au 8 septembre 2017. Cette semaine encore, les marchés financiers ont terminé quasi-stables, rendus prudents par les tensions géopolitiques avec la Corée du Nord, les conséquences économiques des ouragans Harvey et Irma et le peu de marge de manœuvre des banques centrales.

Marchés financiers

Aux Etats-Unis, le plafond de la dette a été relevé pour trois mois, repoussant d’autant le débat de fond et les risques de blocages administratifs. Républicains et démocrates ont fait provisoirement taire leurs divergences budgétaires pour permettre le versement d’une aide d’urgence aux victimes de la tempête Harvey.

Stanley Fischer, le vice-président de la Fed a présenté sa démission pour des motifs personnels, plus de six mois avant la fin de son mandat. La direction de l’institution pourrait d’ailleurs connaître un profond remaniement en 2018 puisque que le mandat de Janet Yellen s’achève le 3 février. Les nombreuses divergences entre le président Trump et la Fed ses derniers mois ne permettent pas de savoir si elle sera renouvelée à son poste.

En zone euro, la banque centrale a, comme prévu, laissé inchangée sa politique monétaire. Toutefois, Mario Draghi a annoncé que des décisions concernant le programme de rachat d’actifs seraient prises lors de la prochaine réunion fixée au 26 octobre. Sauf évènement exceptionnel d’ici là, le volume du programme devrait être réduit. En revanche, les taux directeurs devraient être maintenus à leur niveau actuel pour une longue période. En effet, les nouvelles prévisions établies par la BCE lui laissent peu de champ d’action. Les anticipations de croissance ont été révisées en hausse à 2,2% en 2017 contre 1,9% attendus jusqu’à présent. Elles sont inchangées à 1,8% en 2018 et 1,7% en 2019. L’inflation devrait être encore inférieure à ce qui était prévu, avec 1,5% seulement à horizon 2019. Le renforcement de l’euro pourrait également avoir un impact défavorable sur le niveau des prix. Mario Draghi a d’ailleurs souligné que la volatilité de la monnaie unique était « une source d’incertitude ».

Valeurs

Dans ce contexte, le CAC 40 termine la semaine sur un repli marginal de 0,19% à 5 113,49 points. Depuis le début de l’année, l’indice parisien affiche une progression de 5,17%.

Engie monte de 4,61% après la cession par l’Etat d’une partie de sa participation à un prix jugé rassurant par les investisseurs. La nette hausse du marché automobile français en août profite à Renault qui gagne 3,32% et à Valeo qui grimpe de 3,67%. Du coté des valeurs en baisse, Nokia, qui sortira de l’indice CAC 40 le 18 septembre au profit de STMicroelectronics, cède 4,81%. ArcelorMittal reperd 3,13% cette semaine. Enfin, Orange est pénalisé par des analyses défavorables et cède 3,12%.

Marché des changes

Sur le marché des changes, le discours de Mario Draghi a fait progresser la monnaie unique qui termine la semaine à 1,2036 dollar pour un euro. Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt d’Etat français à 10 ans est en baisse à 0,62%.

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