Les marchés pris dans les taux

Le 26.02.2018
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Cette semaine, les marchés financiers ont évolué sans véritable tendance, les investisseurs étant partagés entre la satisfaction de constater le renforcement de la croissance mondiale, notamment au travers des résultats d’entreprises, et les craintes de voir les banques centrales resserrer plus rapidement leurs politiques monétaires.

Marchés financiers

Aux Etats-Unis, la publication des minutes de la Fed a fait ressortir la confiance de la banque centrale dans le dynamisme de l’économie américaine et dans la hausse durable de l’inflation. Les investisseurs y ont vu le signe d’une remontée des taux directeurs potentiellement plus forte qu’attendue. Néanmoins, peu après, deux responsables de la Fed ont apaisé les craintes du marché en précisant que la hausse des taux ne serait pas trop rapide. Au final, les analystes sont pour la plupart revenus à leur scénario initial, à savoir trois mouvements de remontée des taux d’intérêt dont le premier pourrait intervenir en mars.
La publication des premiers indicateurs relatifs à l’activité du mois de février a confirmé la bonne santé de l’économie américaine, avec une nette accélération de la croissance dans l’industrie et les services.
En zone euro, le compte rendu de la BCE n’a rien apporté de nouveau. Si la banque centrale se réjouit de la reprise économique, ses interrogations sur l’inflation l’empêchent, à ce stade, d’envisager un resserrement plus prononcé de sa politique monétaire.
Les dernières statistiques relatives à l’économie ont d’ailleurs été quelque peu mitigées. En effet, les premiers indicateurs montrent que la croissance de l’activité en février a été inférieure à celle de janvier. La solidité de la reprise économique n’est cependant pas remise en cause par ces chiffres, d’autant que la progression de l’activité reste élevée.
La prudence des marchés peut également s’expliquer par l’imminence d’une part des élections législatives italiennes, et d’autre part par le vote en Allemagne qui décidera de la validation ou non de la "grande coalition" menée par Angela Merkel. Ces deux scrutins livreront leurs résultats le 4 mars, et leur issue est pour l’instant incertaine.

Valeurs

Dans ce contexte, le CAC 40 grignote 0,68% sur la semaine pour terminer à 5 317,37 points. Cette performance permet à l’indice parisien d’afficher à nouveau un bilan (tout juste !) positif depuis le début de l’année à +0,09%.
Les publications de résultats continuent d’animer le marché parisien. A l’issue de leurs présentations, Saint Gobain (+4,02%) et TechnipFMC (+3,59%) ont eu les faveurs des investisseurs, au contraire d’Atos (-10%)  et de Valeo (-9,12%). Après quelques séances de hausses consécutives à l’annonce de leurs résultats, Cap Gemini (-2,82%) et Publicis (-2,78%) subissent des prises de bénéfices.

Marché des changes

Sur le marché des changes, le billet vert s’est renforcé face à la monnaie unique et termine à 1,2295 dollar pour un euro. Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt d’Etat français à 10 ans s’est légèrement détendu à 0,93%.

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